7 avril 2015

Le bilan des RNBM 2015 de Melle Salt

Tout commence par...



"Porosité entre l'activité professionnelle et l'activité personnelle"

"Trop de participation tue la médiation et trop de médiation tue la recommandation"

"Bienvenue dans un métier qui est je ne vais pas dire en disparition mais en refondation"

"On a des discothécaires qui vont rester dans ce j'appelle la "coulée continue" [...] et c'est un gros problème"





"Bienvenue à Metz, la ville de Miss Media, la bibliothécaire qui essaie de ne pas avoir son chignon dans la tête"

"Ça pose beaucoup de questions ces questions"

Une belle bubulle"

"Le web sémantique c'est un gros bordel on peut dire ça comme ça"

"Le crotte founding"

Copyright Fabien Ratz

"C'est classé en fonction du beat"

"Metz est une ville ouverte sur elle-même" dixit l'adjoint à la Culture qui visiblement avait 10 grammes de Doliprane dans le sang




"On peut streamer en direct"

"Injecter des métadonnées"

"On va aller se pluguer"

"Comment la technique s'interopère"

Mais aussi

"La norme et rien que la norme!"

"Un algorithme n'est pas neutre!"


"On essaie de trouver un public très niché"

Les Business Men


"On capitalise" : CAPITALISER = le maître-mot de ces RNBM. Le mot-clé de 2014, "écosystème" semble être littéralement tombé aux oubliettes.

"Un outil gratuit mais payant"

"Faire de la contrebande d'idées"

"Qu'est-ce que les gens écoutent sur ma zone de chalandise?"


Mais aussi

Les Fans du 3ème Lieu
(concept qui résiste bien, je pensais qu'il pouvait être considéré comme l'équivalent de l'iPhone 3G en terme de désuétude sur l'échelle de la hype bibliothéconomique, mais non, c'est un puits sans fond)

"Ne dites plus "Médiathèque", dites "Point culture"

"Des espaces cosy à la disposition des visiteurs, avec des coussins. Mais aussi des collections"

"L'atelier tricot fonctionne très bien, on profite de la compétence de nos collègues"


Et pour finir en beauté :

Les Massaulnites


"L'Acim vaut bien une Metz"

"Tout est fait pour améliorer la Société"

"Intégrer la médiation dans un grand corpus qui est le Monde" (Massault, Président du Cosmos)

"C'est depuis l'homme de Cro-Magnon, la peur de l'inconnu" (2001, l'Odyssée de Massault)

En l'absence de Xavier Galaup : "Je suis le grand témoin", "Je vous apporte un regard intérieur mais pas intériorisé" (Gourou Massault)

"On a fait de la médiation à l'insu de notre corps défendant" (Christian "Virenque" Massault)

"En sous-main de ces chansons, il y a du sensible"


et bien sûr
Mme la Présidente


Enthousiaste : "Les échanges m'ont paru un peu riches"

(sans compter ses remerciements, qui sont toujours un grand moment d'impressionnisme verbal. À l'image de sa tenue, finalement.)


 


 


C'était...





Monsieur Massault, c'est un peu notre Karl Lagerfeld à nous. Ni veste de blazer, ni col haut, ni gants en cuir. Mais sa doudoune sans manches, ses boucles folles, ses chemises chamarrées, sa moue sont des éléments reconnaissables entre mille qu'il cultive d'année en année, comme ceux de Karl (sans compter leur goût commun du bavardage).


Mme la Présidente : toujours ce charmant looké-décalé qui rappelle les joyeux débuts de Jeremy Scott, un style décomplexé un peu foufou, toujours en recherche, always on the run.

L'équipe Acim montre une constance dans le Style : on a une identité, on l'affirme, on l'impose.

LE CLASH :
Flower Power VERSUS Fuck The System


Monsieur Stanislas C. : une ligne minimaliste intemporelle au stupéfiant camaïeu de noirs qui nous évoque bien sûr Yohji Yamamoto et Rei Kawabuko, mais sans destructuration (en tout cas non extériorisée), au contraire, sobriété d'une silhouette qui semble nous dire : "Here I stand, ready to vanish in the cold waves of local music bands's Darkness".
Winter is coming.

Le style de Jonathan Garry (combo sweat à capuche-jean-godasses marron) quant à lui se rapproche plus du prêt-à-porter, Grunge, rejet des fioritures, retour à un basique qui nous crie un "Fuck the diktat" finalement très Vivienne Westwoodien dans l'âme, mais matériellement plus proche d'une collection capsule H&M.
Un côté Norm-Porn Streetstyle très désinvolte et attachant.


Monsieur Blondeau : Sa polaire Quechua incontournable, élément quasi mythique à l'instar du carré-frangé d'Anna Wintour, est un phare dans la nuit dont la présence discrète irradie et rassure.

Enfin, il est réconfortant de trouver un Florian Daché pour nous rappeler que l'être humain peut aussi avoir l'air normal et sain d'esprit.






- SANS TRANSITION -



"Le Scandale Mauricette"

Comme chaque année, les repas du midi sont source de tensions.
Le scénario se répète inlassablement.
La colère gronde parmi les participants.

Après le vegangate de l'an passé (bouillies de lentilles et quinoa, plats grumeleux marrons indéfinis vegan), nous avons assisté au sit-in des végétariens devant le buffet constitué à 98 % de charcuterie.
Notez, c'était assez amusant de voir tous ces vegan erratiques autour du buffet, tels des zombies scrutant le moindre morceau de cervelle humaine. Un côté burlesque, vraiment. Une sorte de performance artistique. Un ballet gastronomique avant-gardiste de mines déconfites.
La consternation de l'assemblée devant ce jeûne imposé fut avouons-le de courte durée grâce à la présence de nombreux cubis. Et la bière et des lamelles de carottes crues réconcilièrent tout le monde le soir même. #JeSuisPicole.

À noter : une expérience culinaire étonnante au dessert à midi : un crumble ressemblant à du flan radioactif ressemblant à une pizza.

Aussi, une bien curieuse idée : des couverts en bois rêche.


Il y a sans aucun doute derrière ce concept, l'esprit dépravé d'un grand sadique qui, tout en se frottant pernicieusement les mains à l'idée de se remplir les poches avec ce filon écolo-branchouille, doit se branler assez royalement de l'idée même de plaisir gustatif.
En résumé, charcuterie, piémontaise, laitue, quelque soit votre choix : vous vous râpez la langue et le seul goût dont se rappelleront vos papilles sera celui de ce connard de matériau.

Je ne sais pas qui est cette Mauricette, mais c'est une sacrée vicieuse.










Enfin...

 La clôture des RNBM

Nous avons eu droit à une magnifique et vibrante tribune en faveur de la parité homme-femme au sein des associations professionnelles en la présence d'Emma Watson (#HeForShe) - ou était-ce Patricia Arquette? - qui pour l'occasion avait revêtu l'apparence so cute and hairy du Président de VDL, Fabien Ratz le bien nommé.

*
REMERCIEMENTS

L'Acim, sans qui je ne serais rien (rires) (loooool)
La BAM et ses fauteuils qui te scient le coccyx
La ville de Metz et son architecture absolumparlons d'autre chose
Le GIGN venu en nombre pour nous protéger des va-nu-pieds du quartier
Le restau japonais des coréens
Les Miss Mirabelle (hin hin hin...)
Les copains et les copines, les nouvelles têtes bien sympathiques (non, pas toi)
Le Mille Bornes
La mauvaise foi de certains joueurs
Muse (RAAACE I'M GONNAAA RAAAAACE)
 Kyary Pamyu Pamyu
Le soleil du 17 mars
Le Café, le Cabernet Sauvignon et la bière (I owe u)
Le gentil monsieur de l'hôtel Alerion

et pensée spéciale aux copains-copines qui n'avaient pas pu venir

P.S. : tu vois bien que je te calcule, Christian.


3 commentaires:

Lujena a dit…

Se remettre du WE de Pâque,s c'est dur. Mais avec vous, Mlle Salt, et votre compte rendu si truculent, notamment sur CM...
La vie est plus belle.
Les collègues et moi... nous vous remercions.
Et vive la doudoune sans manches.

bob a dit…

moi j'aime bien injecter des méta-données dans tout ce qui bouge (mais je suis un mec, c'est dans ma "nature")

Ex-isséenne a dit…

" Enfin, il est réconfortant de trouver un Florian Daché pour nous rappeler que l'être humain peut aussi avoir l'air normal et sain d'esprit."

Flo <3
Il m'a si souvent sauvée d'un ennui mortel lors de mes folles années d'étudiante vacataire...
Merci Melle Salt, ça me fait bien plaisir d'entendre parler de lui !

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