27 novembre 2015

Psst !

Il paraît que des Salty badges sont en vente sur la page SHOP du blog...

23 novembre 2015

Le Top musical 2015 de Melle Salt

Salou les kiiiidz,

L'heure est enfin venouue de vous dévoiley les alboms qui ont fé battre mon peutit coeueur cette annéy (toute occasion d'imiter Valli est bonne à prendre).

2015 fut mouvementée. Pas mal de déceptions, de faux départs, de bouses. De belles découvertes aussi, qui ont failli se trouver ici (looking at you, Natalie Prass & Jeanne Added).

Voici les grands gagnants.

1/ Love I obey - Rosemary Standley & Helstroffer's Band





2/ Carrie & Lowell - Sufjan Stevens




3/ Deeper - The Soft Moon




4/ Falling - Satellite Jockey






5/ Hypoxia - Kathryn Williams




Voilà chers amis vous savez tout.
Salty kisses,
Salt.




21 septembre 2015

Un indice chez vous (l'anecdote du concubin)

Bonjour chers amis !

Pour célébrer l'arrivée de l'automne et des soirées jeux entre amis près du poêle, voici une nouvelle anecdote de Loris le concubin.
Bussi bussi,
Salt.


































28 juin 2015

Les Salty Badges : la collection s'étoffe !


Bonjour !

Ah, les badges.
Je suis bien contente de concrétiser ce projet qui murit depuis longtemps dans mon esprit.
Il faut dire qu'avoir le matériel adéquat facilite grandement les choses.

Les badges que vous allez voir ci-dessous sont destinés à constituer ce que j'appellerais une "collection permanente". J'en remplacerai sans doute quelques uns avant de les mettre en vente, mais cela donne une idée d'ensemble.
(badges de 3,2 cm de diamètre, à épingle).

Il y a plusieurs catégories, d'abord, les portraits "classiques" de Melle Salt :


(de haut en bas et de gauche à droite : portrait officiel, waïkiki, holiday, trendy, bitchy, silencio, hippie, craven a, crazy cat, music addict)

La collection "Salty Optical" :

(classic, hipster, sunny, high, crabe, wizz, shebam, plouf!, kiss me)

En noir et rouge :


(mad men like, smoky, the wall, stylish baby, yeah!, nbofficiel, slogan)

 Little Salt :

(tshirt monstre, punkette, palmier)

 Les Salty Pictures (cette section notamment risque de pas mal bouger car j'ai utilisé ici des photos qui ne sont pas de moi) :



Au fil du temps j'aimerais y greffer des "collections capsules" (oui je parle comme une modasse), en éditions limitées donc.
C'est très excitant :-)
J'espère que ça vous plaît.

Bonne soirée à vous tous !
Melle Salt.

La drague

L'usager de la semaine : le dragueur, le dragué-to-be (work in progress since several years)

Les dragueurs
1/ Les lourds.
"Eh Mad'moiselle, vous m'donnez vot' numéro? Allez vous avez un 06" (d'une voix trainante et molle) Non mais ça ne va pas espèce de gros malotru.

"Aaaah quel tristesse, vous savez tout de moi, et moi je ne sais rien de vous (pendant que je remplis sa fiche lecteur)" "Hééé oui (sourire contrit)" --> le plan drague qui fait rêver.

2/ Les tarés.
Le nouveau (un pédant qui la ramène "oh tu sais j'ai fait le tour des dvd quasiment") qui se marre à chaque fois qu'il vous voit --> technique de drague d'une rare idiotie - qui finit par vous dire "Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois que je vous vois, j'ai envie de rigoler" wahou eh bien merci dis-donc. La fois suivante, en souriant et avec une assurance qui finit de vous transformer en porte de prison "Ohlala, je pars en vacances, je suis désespéré, je ne vais pas vous voir pendant deux semaines, on va se prendre un verre à mon retour" Aaaaaalors là mon coco tu rêves.
Epilogue : après lui avoir dit non, il boudera et sera imbuvable avec vous jusqu'à ce que vous l'engueuliez devant tout le monde. Ensuite, il vous évitera soigneusement pendant des mois.

3/ Les invisibles.
Il vous a réclamée auprès d’une collègue un jour, dans un accès de bravoure, mais vous n’étiez pas là. Depuis cet échec, il n’ose plus se montrer à la bibliothèque, de peur de vous croiser. Quant à vous, rongée par la curiosité, vous harcelez votre collègue pour en savoir plus, jusqu’à la rendre dingue.

Les faux dragueurs
1/ Les salauds.
C’est pas humain de sourire de façon aussi coquine et revenir le lendemain accompagné de sa copine.

2/ Les craignos.
Ouf merci mon dieu le gros naze qui vous sourit tout le temps en chantonnant n’en a pas après vous, il fait ça avec tout le monde. 

3/ Les "on sait pas trop".
Celui qui vous regarde de ses grands yeux de bambi triste avec insistance, curiosité et gentillesse à la fois. Mais vraiment avec insistance. Genre vraiment. Il fait ça avec tout le monde, en silence sans chantonner, mais rien à faire vous ne vous y faites pas.


Les proies potentielles
Font l’objet d’une répartition rigoureuse entre les bibliothécaires. Attention il est formellement déconseillé de s’approprier la proie d’une collègue. A moins qu’elle ne vous ait prise en pitié. Ou qu’elle n’ait rien contre un plan à trois. Ou qu’elle prenne cela comme un jeu (pas comme vous, pauvre obsédée).

Exemple :
L'inaccessible homme des glaces.
Attention, gros morceau. Vous aviez d’abord du mal à croire votre collègue Justine lorqu’elle insistait sur le caractère “bombesque” du garçon. Puis vous l’avez vu. Verdict : cet homme appelle la pâmoison.
Quand vous le voyez pour la première fois, vous entendez tout au fond de vous comme l’écho lointain d’un camion-poubelle. C’est le bruit des mecs sur qui vous fantasmiez plus ou moins gentiment jusque-là, et que vous jetez sans regrets au vide-ordure.

L’inaccessible est formidable. Formidablement... inaccessible. Peu voire pas souriant, homme de peu de mots, il vous fait penser à un glaçon. Pourtant c’est plus fort que vous : vous le verriez volontiers fondre gentiment sur votre langue par une chaude nuit d’été. Malheureusement, son côté “frigide” gâche un peu l’affaire. Comme si le glaçon avait un arrière-goût de javel. 

L’innaccessible vous attire aussi par ses pratiques culturelles aux antipodes des votres. Il semble ignorer l’existence d’une littérature après Gide et Camus, affectionne la Pléiade plus que de raison, écoute principalement du Classique et vous pond des avis de lecture de si belle facture qu’ils éclipsent ceux des bibliothécaires. Quel toupet. Froid et pédant : bravo, vous vous êtes surpassée, cette fois.

L’innaccessible vous trouble. Autant de raisons qui expliquent pourquoi vous l’avez piqué à votre copine Justine, qui l’a pourtant vu en premier. L’instinct vous rend mauvaise. Heureusement elle le prend bien. La preuve, elle ricane nerveusement à chaque fois qu’elle le voit. Elle qui se marre, vous qui rougissez en tremblottant (vous êtes encore si émotive, parfois)... Des hystériques, ou des Parkinson précoces. Quelle bien piètre vision des bibliothécaires doit-il avoir, tss.

Mots-clés : chaud, rouge, tremblotte, froid, Pléiade, beau.


En réalité, les proies, c’est un peu comme facebook : consultation compulsive osbessionnelle.

26 juin 2015

La table thématique

"La Table Thématique"*

Un conte connu aussi sous le titre "L'Idée nulle"
Transmis parfois oralement par "Ils n'en n'ont rien à cirer"


"Edith Piaf aurait eu 100 ans cette année", claironne le Grand Chef, "il faut célébrer sa grandeur, fêter cette Icône, cette Déesse au timbre Unique, la Rolls du vibrato, la pro des faux sourcils, la Sainte Patronne des orthodontistes, l'adepte du style minimaliste, la James Dean de la Morphine !

Vite, personnel de médiathèque, dresse une table à sa gloire ! Nous magnifierons ainsi nos collections plus que fécondes. Nous épaterons l'Usager, voyez : des cd en éventail à n'en plus finir, de vieux vinyles remontés des réserves pour épater l'amateur et lui rappeler l'odeur du grenier de Grand-Maman, la biographie en grands caractères, des cartes postales à gogo, comment résister à tant de choix?"

Grand chef est heureux d'avoir eu cette idée que tout le monde lui enviera. Il se réjouit déjà du fulgurant succès de cette table thématique et croit intimement qu'on en parlera encore dans cent ans.

Un mois plus tard, la table thématique n'a pas bougé. L'Usager passe devant, las de voir le visage béat de niaiserie de cette vieille chèvre, et continue à demander Kendji Girac et le dernier Thomas Dutronc.

Mais comme Grand Chef ne passe jamais par là, il continue à être content de cette idée qu'il a eu quelque temps auparavant et dont il ne se souvient plus car il en a trop, de bonnes idées.




* Ce texte provient du compte facebook privé de Melle Salt, qui fermera bientôt. Melle a décidé d'en gratifier les pauvres hères qui n'y auraient point eu accès. D'autres "brèves" suivront.

25 juin 2015

Résultats du jeu-concours "Chicken Drama"

Chers lecteurs, voici sans plus attendre le résultat du jeu que vous attendez avec fébrilité (laissez cette pauvre touche F5 tranquille).

Quelques informations avant de commencer :

Seulement 9 participantes (hommes, où êtes-vous ?), c'est peu, j'étais un peu déçue. James a dû me passer quatre fois "I wanna be like you" du Livre de la jungle au casque pour me consoler.

Neuf participantes donc. Mais 9 x 3 noms de galinacées à trouver, ça fait 27 propositions, et c'est là que sans le sang-froid de James je me serais arraché mes blonds et soyeux cheveux.
Vous m'avez donné du fil à retordre, très chères !

Bravo, si mon poulailler est voué à s'agrandir je ne manquerai pas de rappeler à ma mémoire vos suggestions, comme :

Claire Chazal (la plus bavarde)
Carrie (la plus chelou, celle qui reste à l'écart en vous regardant de traviole)
Queen Carlita Von Mooncup (celle que j'offrirai à ma pupille le jour de ses premières menstrues)
Sissi (la plus belle)
Lady Edith (celle qui accumulerait les emmerdes la première je pense, attaquée par ses congénères ou le chat, ou un rat, un renard, ou n'importe quoi, genre un poteau, des orties, un oeuf)
Mélanie Laurent (celle qui se ferait toujours doubler par les autres à l'heure de la distribution de grains de maïs)
Anne Roumanoff (qui serait la première à se faire tordre le cou, plumer et vider)
Jean Roucas (celui que vos voisins rêvent de massacrer à grands coups de pelle)
James Ponte (protecteur de ces dames et accessoirement exterminateur d'intrus potentiels tels vers, limaces, escargots, phasmes, moucherons, herbes)
Brit-Brit (celle qui couve des coquilles d'huîtres)
Patrick Balkany (qu'il faudrait mettre dans un poulailler isolé et bétonné je pense)
Hilary Benz (qui ferait une formidable Desperate Henhouse Wife)

D'excellentes suggestions donc, parmi d'autres tout aussi méritantes, qui m'ont grandement amusée.

Voici les grands gagnants :

Poule Isabelle Balkany (future meilleure amie de Mme Michu)
Poule Hildegarde (future poule Alpha)
Coq Un Coq (Valar Morghulis)

Ce qui nous fait non pas une gagnante, mais... trois ! 
Bravo donc à Angeleek Supergeek, Nalathie Van Sainte Rita et Delphine !

Vous recevrez chacune un dessin, merci de m'envoyer votre adresse postale via saltinmycoffee@gmail.com :)

Pour les curieux, voici deux des trois dessins en question :



15 juin 2015

11 juin 2015

Jeu-concours du mois de juin : " Chicken Drama "

Chers lecteurs,

À peine venais-je de lancer les modalités du jeu sur la page Facebook du blog que James me lança un bien senti "Et vos lecteurs qui ne vont pas sur Facebook, Melle ? Ils peuvent aller se faire cuire un oeuf ?" Bim.
Je ne manquerai donc pas de lancer les prochains jeux-concours directement ici, à la source !

Voici donc le jeu du mois de juin et ses modalités.
Amusez-vous bien !


"CHICKEN DRAMA"

Trois poules du poulailler de Melle Salt, les coriaces Mme Michu, Victoria Beckham et Buffy, ont tué sauvagement deux de leurs congénères, les vétérantes Miss Havisham et Oprah. 
Melle Salt décide de remplacer les deux infortunées par deux jeunes poules, et aussi d'acheter un coq. 

Imaginez le nom de ces trois nouveaux pensionnaires. 
- Merci de me transmettre votre participation en message privé (saltinmycoffee(arobase)gmail(point) com).
Un dessin à gagner :-)
Résultats le 25 juin !

Salutations,
Melle Salt.

7 juin 2015

JDLP #8 The End


Mille merci à Anne-Marie Bock et toute l'équipe de la BDBR de leur investissement, leur disponibilité et gentillesse tout au long de cette journée, et un Special Salty Merci tout particulier à Alexia Gabel : you rock girl !! ! Je me suis sentie comme un coq en pâte (devrais-je dire une poule ?) grâce à toi, ton énergie et ta bonne humeur sont précieuses et communicatives. Merci à toi et Anne-Marie de votre confiance.
Une journée extra.
Love, Melle Salt.


P.S. : et merci à Priscilla et Arsène pour les discussions et le moment bière avant le départ ;-)

JDLP #7 Conférence "Entendre, ouïr, écouter" par Gilles Rettel





Cher Gilles,

C'est toujours un pur plaisir d'entendre le son de votre voix, tout de voile vêtue.
Sachez que je vous ai trouvé en pleine forme, vous n'étiez qu'élégance ce samedi six juin. Une véritable allure Hedislimanienne. Aucun fashion faux-pas - à part sans doute ce fâcheux coupe-vent qui mérite un piètre 5/10, mais je vous pardonne.

Vous savez si bien capter votre auditoire. Cependant, toute occupée que j'étais à noter l'admirable tombé de votre pantalon en toile noire enduite - so rock'n'roll, so you - j'ai  fauté en ne vous écoutant qu'à moitié. En vous entendant donc, bercée par le rubato de votre timbre exquis, je ne vous ai pas entendu LE dire.
Par trois fois Gilles, j'ai tenté ma chance et par trois fois, j'ai échoué. Deux éditions des RNBM, et ce samedi. Je n'ai pu y croire lorsque Monsieur Ott, de ce ton posé de saxophoniste aguerri, me l'a affirmé.
C'est un fait. Vous avez bien dit "soniel".

Je suis extrêmement désappointée. Si vous aviez l'extrême amabilité de me faire parvenir par K7 audio ou autre moyen de votre convenance, un enregistrement qui me permettrait de réaliser enfin ce rêve sonore, je vous en serais éternellement reconnaissante.

Votre obligée,
Melle Salt.


Mais assez bavassé, Gilles, revenons sur votre conférence, d'une grande intensité.
Qu'en retenir ?

Vous êtes un homme actif : vous faites du sport, vous apprenez une langue étrangère, vous avez fait partie d'un groupe nommé Marquis de Sade il y a longtemps, vous enseignez "Moi qui enseigne dans une école d'ingénieurs du son", "Moi j'ai beaucoup d'étudiants".

Vous vous exprimez de façon décontractée : vous jugez les bornes de musique numérique "pas super sexy". Vous appelez Jean-Sébastien Bach "le patron". Pour vous, la musique de James Brown, c'est "une vraie tuerie" ("comme disent les jeunes").

Le vinyle et vous, c'est à la vie à la mort : vous vous enflammez lorsque que vous nous dites avoir découvert Arthur Lintgen, "le mec qui peut vous dire de quel morceau de Classique il s'agit rien qu'en regardant le sillon", et ça nous fait rêver.
Vous nous parlez avec emphase et sensualité de cet engagement dans l'utilisation du vinyle, ce grand objet que l'on touche, que l'on voit tourner, de cet impact sensitif unique qui explique à lui seul que le vinyle ne disparaîtra jamais - l'ambiance à ce moment dans l'assistance est électrique, tout le monde dans la salle n'a qu'une envie, se ruer chez le marchand et rentrer chez soi mettre sur sa platine Kick out the jams de MC5, en vous revoyant encore littéralement exulter à l'écoute du morceau - à propos duquel vous nous avouez qu'il vous met dans un tel état d'excitation qu'il ne faut pas que vous l'écoutiez après 22h00 sinon c'est nuit blanche assurée. Quel homme.

La musique vous habite : vous êtes irrésistible lorsque, lançant de votre ordinateur une video d'AC/DC en vous déhanchant sur votre chaise sans vous rendre compte que rien ne s'affiche à l'écran, vous réglez le problème technique avec un sang-froid et une coolitude incomparables avant de vous déchaîner à nouveau, hilare, devant Angus Young en short sur l'écran géant, vous fendant même d'un head-banging aussi inattendu que chou.

Vous vous mettez à nu : vous nous avouez qu'après avoir exécré le Disco pendant des décennies, vous reconnaissez l'apprécier aujourd'hui, avant de nous balancer l'insupportable "Never can say goodbye" de Gloria Gaynor. Oui, vous avez vos failles, et cela ne vous rend que plus attendrissant.

Vous êtes un être spirituel : vous êtes "sensible à l'élévation" musicale, et votre attachement à nous le démontrer et à nous y initier confirme votre grand potentiel de gourou, même si personnellement je ne me suis pas sentie tout à fait en transe.


CONCLUSION :

Gilles, votre charisme n'est plus à prouver, vous pouvez lever le pied. Ceci étant dit, votre conférence était un rien fourre-tout, il vous faudra faire quelques concessions afin de n'en garder que la substantifique moelle. Aussi, votre histoire d'élévation est charmante mais superflue, gardez-la plutôt pour votre prochaine conférence en collaboration avec Boris Cyrulnik. Apprenez aussi à accepter les interventions de votre auditoire, notamment si elles ne vont pas dans votre sens. On n'interrompt ni ne fait taire quelqu'un en parlant plus fort dans le micro, Gilles, ça ne se fait pas. Petit chenapan.

***

"Ce que j'entends, ce que j'écoute" : le témoignage de Melle Salt.

"Voyez-vous, j'ai eu l'ingénieuse idée à mon arrivée à la bibliothèque de faire installer une trappe juste devant la banque de prêt, ce qui me permet, grâce à un système électronique performant, d'évacuer les usagers importuns dans les cachots en cas de besoin. L'efficacité de ce système d'évacuation n'est plus à prouver, nous l'utilisions déjà dans ma famille au Moyen-Âge.

Le son lui-même de l'ouverture de la trappe, sourd et feutré, est un délice.
Je prends toujours le temps d'écouter avec délectation les hurlements désespérés de ces pauvres bougres croupissants au fond du trou, du moins au début, car ils se muent ensuite en gémissements monotones, perdant ainsi tout intérêt sonore. Ainsi cesse-je d'y prêter attention, et retourne à de plus nobles occupations, les entendant comme un bruit de fond aléatoire et lointain. Mon attention se réveille lorsqu'ils se changent en râles, puis en rien.
Jusqu'au prochain importun".

6 juin 2015

JDLP #6 L'atelier de création de petits instruments


Super, cet atelier récup', surtout qu'en bibliothèque comme chacun sait il est très facile de récupérer les boîtes (de gâteaux, car le bibliothécaire par essence est un morfale), les bidons de produit vaisselle (il a la main lourde), et je ne parle pas des boîtes d'anxiolitiques et anti-dépresseurs qu'on va pouvoir recycler finger in the nose.

Ces petits instruments sont par ailleurs de redoutables armes potentielles. Prenez-donc un coup de rhombe en pleine action dans la tronche, vous les regarderez d'un autre oeil, croyez-moi.

JDLP #5 Pause Ego

*chevilles qui enflent*

JDLP #4 Pause verdure...

...dans la coulée verte qui traverse le Hall de l'Hôtel du département.

JDLP #3 Le déjeuner

(Pendant que bénévoles et professionnels de la Profession participent à un Bib dating à la cantine, je me délasse enfin dans ma loge, champagne et masseur à l'appui).

Je sais de source sûre que le menu est composé en partie de ravioles au boeuf, fromage râpé en option, et que l'on peut boire du jus de pomme, de cerise, ou de la bière.

MAIS !

Chers participants, vous aurez remarqué non sans une certaine surprise que vos couverts sont d'une bien étrange constitution...

Des couverts en bois rêches !! Ils ne me sont pas inconnus...
Je vous invite à lire mon compte-rendu des Rencontres Nationales des Bibliothécaires Musicaux 2015 qui se sont tenues à Metz, et d'aller directement au chapitre "Les RNBM et la bouffe". Je crois bien que nous sommes définitivement à la merci de ces ustensiles démoniaques.
(http://salt-in-my-coffee.blogspot.fr/2015/04/le-bilan-des-rnbm-2015-de-melle-salt.html)

Je suppose que comme moi à Metz, vous aurez apprécié le contact agréable de ce matériau dans votre bouche.


JDLP #2 L'atelier de percussions corporelles

Un atelier fort intéressant sur le rythme en général et dans la musique en particulier, animé par le Vaisseau. Cette scéance est d'ordinaire destinée aux enfants de 8 à 11 ans, mais aujourd'hui, point de vermisseaux, adultes only.

Quel spectacle étonnant de voir des grandes personnes marcher, taper des mains à chaque pas, imaginer des rythmes en binôme, puis se caler dans un joyeux bordel sur le rythme du groupe, faire "BOUMBOUMTCHAK" en écoutant l'intro de We will rock you de Queen. Réjouissant.



À la question "Qu'est-ce qu'un rythme?" Et aux réponses données par les participants ( le réveil, la pluie, les saisons, les battements du coeur, etc.), j'ai voulu partager le fruit de mon expérience et ai suggéré "quand on prend un collègue* pour taper sur un autre", ce qui n'a pas soulevé l'enthousiasme visiblement.
* possibilité de remplacer "collègue" par "usager".

Sinon, j'ai bien cherché sur le programme de la journée et nulle part je n'ai vu d'atelier "Effluves corporelles", qui est pourtant un sujet bien connu en bibliothèque, été comme hiver.
À envisager pour la prochaine édition de la JDLP ?




JDLP #1

Bonjour les amis,

une belle journée commence sous le signe de la musique à l'Hôtel du département.
Après 5 cafés et 3 douches froides, me voici prête à affronter cette journée professionnelle. Let's go !


Début en fanfare avec les Black Saxs, quoi de mieux qu'une parenthèse musicale pour se mettre en jambes avant de relever les perles du Président M. Frédéric Bierry et de Mme Anne-Marie Bock.


Les perles des discours d'intro :

"Créer du lien" - ça commence fort, très fort.
"Moi j'ai voulu qu'on prête des jeux vidéo dans les médiathèques parce que je me suis dit que si on pouvait attirer les jeunes avec, peut-être qu'après ils s'intéresseront aux livres". - regards attendris ou navrés au choix.
"Vous êtes une grande famille"
" On a besoin de vous, toujours plus" - à ce stade je peux vous dire que l'assemblée était en larme.
"Vous qui oeuvrez dans cet écosystème [...]" --> MOT-CLEF DES RNBM 2014 LE RETOUR !!!
"Se fédérer autour de projets communs"
"[...] le lieu [...] le lieu [...] le lieu [...]"

- aparté - regards échangés avec M. Arsène Ott (membre de l'ACIM) tenant enroulée dans sa main l'affiche des RNBM 2015 <3 et sur son visage sympathique cette expression "mais qu'est-ce qu'elle a à me fixer celle-là" -

"Ce qu'on va faire ensemble c'est garder confiance en nous"
"Je voudrais remercier les élus qui nous font confiance et qui ont conscience de la force de la Culture"

Bilan de ces deux discours : des mots-clefs bien placés, belle répartition des expressions emblématiques que chaque élu et responsable de structure doit avoir dans son répertoire pour rassembler ses brebis et faire couler quelques larmes. Du rire également (enfin en ce qui me concerne, surtout pendant le discours de l'élu). Une introduction parfaitement pensée pour mettre en condition les participants.

Prochaine étape : l'atelier de percussions corporelles. BOUMBOUMTCHAK.


5 juin 2015

Journée départementale de la Lecture Publique à Strasbourg, J- quelquesheures...

Après quelques heures de train sous un soleil de canicule et dans un wagon rempli d'enfants joyeux, quoi de plus rassérénant qu'une bière bien fraîche, dégustée en terrasse dans cette jolie ville de Strasbourg. Ça vous réconcilie avec tout (même avec la foule démentielle, les serveurs au bord de la syncope, la salade bof. Beer Power).

Rendez-vous dès demain matin pour le début de mes aventures JDLPesques ! Dessins il y aura, comptes-rendus d'ateliers et conférences à la sauce Salty.
Pour plus d'infos sur cet événement, c'est par ICI

Salty kisses !



Test

7 avril 2015

Le bilan des RNBM 2015 de Melle Salt

Tout commence par...



"Porosité entre l'activité professionnelle et l'activité personnelle"

"Trop de participation tue la médiation et trop de médiation tue la recommandation"

"Bienvenue dans un métier qui est je ne vais pas dire en disparition mais en refondation"

"On a des discothécaires qui vont rester dans ce j'appelle la "coulée continue" [...] et c'est un gros problème"





"Bienvenue à Metz, la ville de Miss Media, la bibliothécaire qui essaie de ne pas avoir son chignon dans la tête"

"Ça pose beaucoup de questions ces questions"

Une belle bubulle"

"Le web sémantique c'est un gros bordel on peut dire ça comme ça"

"Le crotte founding"

Copyright Fabien Ratz

"C'est classé en fonction du beat"

"Metz est une ville ouverte sur elle-même" dixit l'adjoint à la Culture qui visiblement avait 10 grammes de Doliprane dans le sang




"On peut streamer en direct"

"Injecter des métadonnées"

"On va aller se pluguer"

"Comment la technique s'interopère"

Mais aussi

"La norme et rien que la norme!"

"Un algorithme n'est pas neutre!"


"On essaie de trouver un public très niché"

Les Business Men


"On capitalise" : CAPITALISER = le maître-mot de ces RNBM. Le mot-clé de 2014, "écosystème" semble être littéralement tombé aux oubliettes.

"Un outil gratuit mais payant"

"Faire de la contrebande d'idées"

"Qu'est-ce que les gens écoutent sur ma zone de chalandise?"


Mais aussi

Les Fans du 3ème Lieu
(concept qui résiste bien, je pensais qu'il pouvait être considéré comme l'équivalent de l'iPhone 3G en terme de désuétude sur l'échelle de la hype bibliothéconomique, mais non, c'est un puits sans fond)

"Ne dites plus "Médiathèque", dites "Point culture"

"Des espaces cosy à la disposition des visiteurs, avec des coussins. Mais aussi des collections"

"L'atelier tricot fonctionne très bien, on profite de la compétence de nos collègues"


Et pour finir en beauté :

Les Massaulnites


"L'Acim vaut bien une Metz"

"Tout est fait pour améliorer la Société"

"Intégrer la médiation dans un grand corpus qui est le Monde" (Massault, Président du Cosmos)

"C'est depuis l'homme de Cro-Magnon, la peur de l'inconnu" (2001, l'Odyssée de Massault)

En l'absence de Xavier Galaup : "Je suis le grand témoin", "Je vous apporte un regard intérieur mais pas intériorisé" (Gourou Massault)

"On a fait de la médiation à l'insu de notre corps défendant" (Christian "Virenque" Massault)

"En sous-main de ces chansons, il y a du sensible"


et bien sûr
Mme la Présidente


Enthousiaste : "Les échanges m'ont paru un peu riches"

(sans compter ses remerciements, qui sont toujours un grand moment d'impressionnisme verbal. À l'image de sa tenue, finalement.)


 


 


C'était...





Monsieur Massault, c'est un peu notre Karl Lagerfeld à nous. Ni veste de blazer, ni col haut, ni gants en cuir. Mais sa doudoune sans manches, ses boucles folles, ses chemises chamarrées, sa moue sont des éléments reconnaissables entre mille qu'il cultive d'année en année, comme ceux de Karl (sans compter leur goût commun du bavardage).


Mme la Présidente : toujours ce charmant looké-décalé qui rappelle les joyeux débuts de Jeremy Scott, un style décomplexé un peu foufou, toujours en recherche, always on the run.

L'équipe Acim montre une constance dans le Style : on a une identité, on l'affirme, on l'impose.

LE CLASH :
Flower Power VERSUS Fuck The System


Monsieur Stanislas C. : une ligne minimaliste intemporelle au stupéfiant camaïeu de noirs qui nous évoque bien sûr Yohji Yamamoto et Rei Kawabuko, mais sans destructuration (en tout cas non extériorisée), au contraire, sobriété d'une silhouette qui semble nous dire : "Here I stand, ready to vanish in the cold waves of local music bands's Darkness".
Winter is coming.

Le style de Jonathan Garry (combo sweat à capuche-jean-godasses marron) quant à lui se rapproche plus du prêt-à-porter, Grunge, rejet des fioritures, retour à un basique qui nous crie un "Fuck the diktat" finalement très Vivienne Westwoodien dans l'âme, mais matériellement plus proche d'une collection capsule H&M.
Un côté Norm-Porn Streetstyle très désinvolte et attachant.


Monsieur Blondeau : Sa polaire Quechua incontournable, élément quasi mythique à l'instar du carré-frangé d'Anna Wintour, est un phare dans la nuit dont la présence discrète irradie et rassure.

Enfin, il est réconfortant de trouver un Florian Daché pour nous rappeler que l'être humain peut aussi avoir l'air normal et sain d'esprit.






- SANS TRANSITION -



"Le Scandale Mauricette"

Comme chaque année, les repas du midi sont source de tensions.
Le scénario se répète inlassablement.
La colère gronde parmi les participants.

Après le vegangate de l'an passé (bouillies de lentilles et quinoa, plats grumeleux marrons indéfinis vegan), nous avons assisté au sit-in des végétariens devant le buffet constitué à 98 % de charcuterie.
Notez, c'était assez amusant de voir tous ces vegan erratiques autour du buffet, tels des zombies scrutant le moindre morceau de cervelle humaine. Un côté burlesque, vraiment. Une sorte de performance artistique. Un ballet gastronomique avant-gardiste de mines déconfites.
La consternation de l'assemblée devant ce jeûne imposé fut avouons-le de courte durée grâce à la présence de nombreux cubis. Et la bière et des lamelles de carottes crues réconcilièrent tout le monde le soir même. #JeSuisPicole.

À noter : une expérience culinaire étonnante au dessert à midi : un crumble ressemblant à du flan radioactif ressemblant à une pizza.

Aussi, une bien curieuse idée : des couverts en bois rêche.


Il y a sans aucun doute derrière ce concept, l'esprit dépravé d'un grand sadique qui, tout en se frottant pernicieusement les mains à l'idée de se remplir les poches avec ce filon écolo-branchouille, doit se branler assez royalement de l'idée même de plaisir gustatif.
En résumé, charcuterie, piémontaise, laitue, quelque soit votre choix : vous vous râpez la langue et le seul goût dont se rappelleront vos papilles sera celui de ce connard de matériau.

Je ne sais pas qui est cette Mauricette, mais c'est une sacrée vicieuse.










Enfin...

 La clôture des RNBM

Nous avons eu droit à une magnifique et vibrante tribune en faveur de la parité homme-femme au sein des associations professionnelles en la présence d'Emma Watson (#HeForShe) - ou était-ce Patricia Arquette? - qui pour l'occasion avait revêtu l'apparence so cute and hairy du Président de VDL, Fabien Ratz le bien nommé.

*
REMERCIEMENTS

L'Acim, sans qui je ne serais rien (rires) (loooool)
La BAM et ses fauteuils qui te scient le coccyx
La ville de Metz et son architecture absolumparlons d'autre chose
Le GIGN venu en nombre pour nous protéger des va-nu-pieds du quartier
Le restau japonais des coréens
Les Miss Mirabelle (hin hin hin...)
Les copains et les copines, les nouvelles têtes bien sympathiques (non, pas toi)
Le Mille Bornes
La mauvaise foi de certains joueurs
Muse (RAAACE I'M GONNAAA RAAAAACE)
 Kyary Pamyu Pamyu
Le soleil du 17 mars
Le Café, le Cabernet Sauvignon et la bière (I owe u)
Le gentil monsieur de l'hôtel Alerion

et pensée spéciale aux copains-copines qui n'avaient pas pu venir

P.S. : tu vois bien que je te calcule, Christian.


Articles les plus consultés