4 novembre 2009

Le bon sens (il revient!)






EXAMINONS DE PLUS PRES LA RESPONSABLE DE CES TOCS INSUPPORTABLES













MESSIEURS-DAMES, CECI EST UN PUR DENI DE BON SENS, DOUBLÉ D'UN MESQUIN BOYCOTT DU CODE-BARRES. SACHEZ QUE CE GESTE EST, ENCORE AUJOURD'HUI, AU XXIÈME SIÈCLE, IMPUNI PAR LA LOI. COMME QUOI IL YA DU CHEMIN À FAIRE...


...en attendant, je n'arrive toujours pas à comprendre comment, pour des gens habitués à aller au supermarché depuis des années,  à contempler l'air songeur la caissière tripoter les produits dans tous les sens possibles et inimaginables pour présenter correctement ce foutu code-barres devant le scanner de la caisse, à entendre le sempiternel petit "bip" qui rythme inconditionnellement leur passage en caisse, qui sont tellement accoutumés à cela que lorsqu'ils viennent à la bibliothèque, ils "louent" au lieu d'emprunter, et "commandent" au lieu de réserver, bref, je me demande pourquoi ces mêmes personnes, habituées à nous voir passer les code-barres des cartes et des documents à la douchette ou au scanner au son de ce même petit "bip" à la con, ne sont pas foutues de nous présenter leur carte correctement, bordel de dieu?!


Voilà ce qui peuple mes pensées lorsque je les regarde retourner leur carte dans tous les sens, pour finir par me présenter avec aplomb le verso des horaires d'ouverture.


Tss...



2 novembre 2009

Les dangers de la Presse

Mes collègues de l'Espace Presse ont du mérite, quand, à 10h00 tapante, les inconditionnels du journal local se ruent tels une meute de loups enragés sur leur quotidien préféré.
C'est à celui qui parviendra à toucher le Saint Graal avant les autres.



Heureusement pour nous, ils arrivent tout de même à s'entendre et à s'organiser tous seuls.


Les jours "sans" sont cependant redoutés comme la peste par les bibliothécaires. Devoir se frotter à la compréhension légendaire de Roger et des autres habitués en fait trembler plus d'un.













28 septembre 2009

Mais de quoi j'me mêle?

Il y a des gens, comme ça, qui ne peuvent pas s'empêcher de répondre à votre place.













ET PITAIN CA M'ENERVE !

4 septembre 2009

C'est bien moi

25 sept. 2009


Cet homme, d'une obséquiosité à vous donner envie de lui arracher la langue à la pince à épiler - Bonjouuur mademoiselle, auriez-vous l'extrême obligeance/gentillesse/bonté/amabilité de me dire combien de documents j'ai sur ma carte? Ce serait fort aimable à vous, je vous ree-meeer-ciie mademoiselle, vousêtescharmantemerci - se prend pour les auteurs des documents qu'il emprunte, et pour les artistes auxquels ces ouvrages sont consacrés.


Son plan d'attaque est toujours le même : après avoir rôdé comme une hyène dans les rayonnages, il approche sa grande carcasse du bureau, les bras chargés de monographies d'artistes, et entame invariablement un monologue délirant et délicieusement paranoïaque - on m'a contesté le nom de Vermeer, c'est un scan-dale, ils m'ont volé mon nom et d'ailleurs je suis également en procès avec un imposteur qui me conteste le nom de Bashung, mais c'est bien moi - le tout dans un marmonnage impeccable.

Bref, c'est le genre casse-burnes.


Le genre à sortir tous les Citadelles & Mazenot et à vous demander de les remettre en rayon cinq minutes plus tard : "je ne sais plus où je les ai pris". Vous voyez d'ici ma mine réjouie.
Par contre il se souvient très bien qu'il est sans conteste Coppola, Cindy Sherman ou Magritte, et ce dans la même matinée.

Il me fait vraiment, mais vraiment chier.

En même temps, je me dis que se mettre dans la peau de quelqu'un d'autre, comme ça, c'est le genre de concept qui me ferait bien kiffer, dès fois... surtout au travail, en fait. Bizarrement.

Dans ce genre de situation, par exemple:


Endosser un costume et se laisser prendre au jeu, SANS PERDRE DE VUE SON PROFESSIONNALISME, et ainsi, faire preuve d'écoute, d'ouverture d'esprit...



Savoir guider son interlocuteur, l'aider à faire le bon choix...


Garder sa dignité en toute circonstance...



Savoir être patient, ne pas juger hâtivement son interlocuteur... bien que le jugement en question s'avère parfois juste.


Savourer, en vraie professionnelle, les échanges constructifs et passionnés avec les usagers.



Savoir gagner en toute modestie, ne pas étaler sa supériorité naturelle et éclatante (aveuglante, même).
Rester humble, ne pas rabaisser son interlocuteur pourtant bouffi de prétention et totalement dépourvu de cette chose fort sympathique appelée ouverture d'esprit.

Savoir quitter son adversaire (ou interlocuteur, mais parfois c'est pareil) avec civilité.
Ne pas faire grand cas des petites querelles et autres fâcheries.
Faire des adieux un moment empreint d'humilité et de maturité.

Finalement, malgré le costume, rester fidèle à son image.


Pssst : merci à Coco pour "l'échange verbal".

25 août 2009

Le bon sens


Attention, les images qui vont suivre sont susceptibles de choquer les bibliothécaires sensibles à l'orientation du code-barres lors d'un prêt de document ("mais nooon, pas dans ce sens-là, c'est pas pratique pour scanner le code-baarreeeu").







Ils m'énervent.

22 juillet 2009

Indélébile (un peu comme leur connerie)

Vous vous rappelez le Bibliothon (ou l'art subtil du gommage) ? ( http://salt-in-my-coffee.blogspot.com/2008/12/bibliothon-spciale-kasseddi-coco.html)

Eh bien aujourd'hui, découvrons ensemble :

"LE CONNARD* QUI ECRIT SUR LES LIVRES A L'ENCRE INDELEBILE"

- Spéciale dédicace aux stabiloteurs invétérés et autres gribouilleurs compulsifs, et, plus généralement, à tous ces abrutis congénitaux de mes deux qui écrivent sur les livres de bibliothèque l'esprit serein -

* tu peux mettre le mot sujet au féminin si tu veux, ça marche aussi.








Voilà, ça fait plaisir de vous retrouver ;)
A bientôt!
Marion

Dialogue de sourds

Bonjour à tous!


En attendant la première aventure de Nadia, Benezit & Bestseller, voici, en guise d'apéritif, une petite conversation qui "sent le vécu" (au mot près), comme on dit. Big up to Angélique pour le texte.


- Médiathèque bonjour !
- Bonjour ici c’est Monsieur P. Martial
- Bonjour (et là tu as envie de pleurer car tu as reconnu le nom et le ton monocorde)
- je dois rendre mes DVD le 7 août
- …oui…
- donc je dois venir le 7 août
- …oui …
- bon, d’accord je vais venir le 7 août
- d’accord…
- je vais venir, samedi, c’est samedi le 7 août ?
- oui, c’est ça samedi c’est le 7 août…
- bon, d’accord, alors je viens samedi
- bien à samedi alors, au revOU ALORS je peux venir vendredi ?
- oui, venez quand vous voulez…(pas raccroché assez vite, damned !)
- vendredi ce sera le 6 août
- …oui…
- bon, je viendrai vendredi alors
- ok, à vendredi
- ou alors je peux venir le samedi, vous êtes ouverts le samedi ?
- (moment de solitude) oui le samedi nous sommes ouverts de 10h à 18h00
- bon alors je viendrai samedi
ET là, il faut être rapide, dire au revoir et raccrocher très vite, sinon c’est le drame :
- et mon abonnement il est valable jusqu’à quand ?
- le 29 octobre (pas besoin de regarder sur sa fiche, vu qu’il appelle tous les samedis à la même heure )
- bon, alors je peux prendre des DVD jusqu’au 29 octobre
- oui, vous avez le temps !
- et ensuite je dois payer mon abonnement
- …oui …
- bon… et le 29 octobre c’est quel jour ?
- un mardi (ça aussi tu le sais par coeur à force !)
- Ah… Ah… (Il réfléchit)…un mardi… donc il faut que je vienne le mardi
- oui, mais vous avez le temps, c’est seulement en octobre…
- ah mais je peux pas venir le mardi
- ce n’est pas à un jour près, vous viendrez quand vous pourrez
- ah… alors je peux venir le samedi ?
- oui, venez quand vous voulez (je m’en fous mais raccrochez !)
- Et le samedi c’est quelle date ?
- 3 novembre
- ah oui, mais c’est trop tard le 3 novembre, je dois payer avant le 29 octobre.
- ce n’est pas à un jour près, vous viendrez quand vous pourrez
- je viendrai le samedi alors…
- oui
- ou alors je viendrai vendredi ?
- d’accord, venez quand vous voulez
- oui… il réfléchit
- (et pendant qu’il réfléchit, sournoisement, tu saisis l’occasion et tu raccroches plus vite que ton ombre)
- Biendonconfaitcommeçabonnejournéeetaurevoir.


Moralité la prochaine fois, le samedi entre 10h et 11h00, tu laisseras sonner et tu auras une pensée émue pour Fabienne au standard...

9 juillet 2009

COMING BACK SOON


Bonjour,

Après une bien longue pause, je me sens prête à reprendre le fil de ce blog.
L'envie revient doucement, les idées aussi. Tout ça fait son petit bonhomme de chemin.
DONC, si tout se passe bien (on est plus à quelques jours près, hein), voici ce qui devrait vous attendre prochainement:


...voilà, "Les Folles aventures de Nadia, Benezit & Bestseller"donc, c'est ce qu'on appelle un trio de choc :)

Alors à très bientôt ;)


3 avril 2009

Annus horribilis

C'est la crise.


Les temps sont durs. Les pertes terribles.


Il faut bien s'adapter. Vivre avec son temps.


La concurrence fait rage. Imposer sa loi devient vital.
Chaque livraison devient l'objet d'une convoitise sans précédent.
Le premier arrivé est le premier servi, c'est comme ça, c'est la dure loi de la vie.
L'intransigeance est l'apanage des plus rusés.

Ne lésinez pas sur l'intransigeance, en ce moment, ça paye très bien.

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