29 novembre 2008

Repeat button

16 octobre 2007
Non mais franchement. Quand vous allez à la boulangerie, vous ne demandez pas à la boulangère, une fois que vous êtes entrée : "Bonjour, je suis bien à la boulangerie?" Non? Bon.
"Tûlûlût...tûlûlût CLIC Médiathèque Machin bonjour!"
"Oui bonjour madame (groumpf) je suis bien à la médiathèque?"
"... Nan t'es chez Tata Yoyo oui tout à fait bon sang je viens de le dire"
"D'accord, alors je vous appelle parce qu'en fait je voudrais (des patates, mais ça tombe bien, j'ai justement une poignée de lecteurs sous la main, je vous en mets combien?) faire prolonger mes documents qui sont sur ma carte..."
"Oui, nous allons voir ça, votre nom?"
"Greztgbrk (ptaaain rien compris ils articulent pas mais c'est pas possible)"
"...vous pouvez l'épeler, s'il-vous-plaît?"
"Ah vous voulez que j'épelle? (non je veux un kilo de carottes) Oui bien sûr, alors G-R-E-Z-T-G-B-R-K (...)"
"Merci, alooors, voyons voir...il vous reste deux romans et un cd, je prolonge le tout?"
"Deux romans et un cd? (...elle est bête?!) Ah euh, oh oui, prolongez-moi tout"
"D'accord...voilà, c'est chose faite!"
"D'accord, donc c'est fait? (MAIS PUTAIN) "
"...O U I (sourire forcé à l'extrême). Il vous fallait un autre renseignement?"
"Un autre renseignement? (mon dieu pourvu qu'elle ne fasse pas d'enfant) oh, non, c'était juste pour faire prolonger mes livres et puis mon cd, merci (vous êtes sûre? J'ai là les coordonnées d'un excellent neurologue) vous êtes gentille (grmpf)"
"Mais je vous en prie, au revoir madame"

"Au revoir...CLAC...Tûût...tûût..."





Vieille peau

13 octobre 2007
Samedi matin. Vous êtes de permanence à l'accueil et vous l'attendez de pied ferme, le public du samedi, même pas peur! ...jusqu'à ce que vous la voyiez arriver en claudiquant, et là votre assurance s'effrite : ça sent le coup foireux à plein nez. En l'occurence, le coup foireux, vous lui donnez 80 ans bien sonnés.
Elle a le teint tellement tranparent qu'on pourrait voir à travers elle. D'ici quelques années, ou quelques mois si les Dieux sont avec vous, ce sera chose faite, on aura une vue imprenable sur ce à quoi ressemble la terre à six pieds sous terre. En attendant, on peut toujours jouer à "sortir du labyrinthe" avec les veines de son visage.
Bref, avec une amabilité de bouledogue elle aboit se plaint qu'on lui réclame un livre qu'elle est sûre d'avoir rendu. Ok, elle vous joue un air bien connu, pas un jour ne passe sans que vous ne soyiez confrontée à ce cas de figure. Aujourd'hui, pour vous gâter, vous avez droit à une petite variante : changement des piles de son sonotone en direct*... Voilà, c'est fait, vous pouvez la baffer lui parler. Vu le regard suintant d'animosité qu'elle vous lance, vous comprenez d'emblée qu'avec elle, il va falloir prendre au moins trois paires de gants doublés cachemire.
Effectivement, avec ce genre d'individu (Connasse de Type 3 : les plus rassies), vous devez articuler clairement mais sans exagérer ou elle va croire que vous vous foutez de sa gueule, lui expliquer clairement la marche à suivre mais sans jouer l'assistante maternelle sinon elle va croire que vous vous foutez de sa gueule, votre ton doit être doux mais ferme sinon elle va croire que vous vous foutez de sa gueule, vous ne devez à aucun moment dire "peut-être" ou "je ne suis pas sûre" ou "je crois" sinon elle va croire qu'elle a affaire à une incompétente et vous allez vous faire engueuler, vous ne devez SURTOUT PAS émettre l'éventualité qu'elle ait pu se tromper, sinon elle va vous coller une étiquette perpétuelle d'incompétente et de pauvre fille et vous allez vous faire engueuler.
...Vous avez compris? En gros, vous vous écrasez.
Une fois que vous avez terminé votre numéro d'équilibriste, si elle ne vous fait pas répéter et qu'elle s'en va en maugréant sans vous dire merci ni au revoir, c'est dans la poche.
Vous allez râler auprès de vos collègues pour la forme, tout en vous félicitant qu'elle n'ait fait preuve avec vous que d'impolitesse...ça aurait pu être pire : elle aurait pu demander à parler au directeur (même si vous n'étiez pas en tort, c'est toujours très gênant), son sonotone aurait pu ne pas marcher, ou pire, elle aurait pu vous prendre en affection...Vous la recroisez quelques minutes plus tard, les choses ont du s'arranger, en tout cas elle ne tire pas plus la tronche que tout à l'heure. La preuve, elle vous adresse la parole, pour vous demander où sont affichées les dates des brocantes. Vous lui demandez à quoi ça peut lui servir puisque l'an prochain elle ne sera plus là répondez qu'elles ne sont affichées nulle part. Elle s'en va.
Curieusement, ça faisait quelques samedis que personne ne vous avait fait chier, et ça vous manquait presque. Heureusement qu'il y a les vieux pour respecter les traditions...
* véridique









25 novembre 2008

Nefeunelenefeu

10 octobre 2007
La scène se passe au 5ème étage. Vous lisez paisiblement votre revue professionnelle, assise derrière la banque de prêt, un oeil rivé à votre lecture, l'autre occupé à admirer le galbe du fessier d'un grand brun, que magnifie la lumière de cette fin d'après-midi d'octobre, quand soudain, vous apercevez un jeune humain de 13 ans environ s'approcher tranquillement de vous. Il a les joues rougeâtres, c'est vrai qu'il a fait chaud cet après-midi. Ah non, tiens, c'est de l'acné. HAN, on dirait qu'il va parler, mais où diable avez-vous mis votre masque chirurgical? ...Trop tard, le mal est fait :
Bjnnemenenemnnmnmenmnejrne?
... Boonnjouuur...
...gzbl.
Excusez-moi mais je n'ai pas entendu ce que vous avez dit, vous pouvez répéter s'il-vous-plaît?
Bjoujvdraisvoirsivsaveznaruto...
... eeeeuha oui, Naruto! Oui, il est rangé avec les mangas, sur l'étagère à gauche.
Msi.
De rien.
Durant les quelques instants qu'a duré ce touchant moment de partage, le beau brun s'est lui aussi dirigé vers la banque de prêt pour faire enregistrer sa BD. Maintenant que l' Homme Pus s'est éloigné, BeauBrun s'avance vers vous en souriant.

Vous avez un très beau cul votre carte, s'il-vous-plaît? ... merci. Bip...voilà! Au revoir, bonne fin d'après-midi à vous aussi.
Revoilà votre ado et sa belle tête de vainqueur, un volume de Naruto dans une main, l'autre cherchant nerveusement dans sa poche de jean. Pas de carte?
Minimnimnimin...blm.
Pardon? (vous êtes toute ouïe, tellement ouïe que vous écarquillez les yeux comme une demeurée pour mieux l'entendre)
Enfetnepemecart.
...(Inouï, vous êtes en train de traduire une langue que vous n'avez pourtant jamais apprise)...Vouuuus avez oublié votre carte? Oui, c'est ça? elle va répondre, l'anémone de mer, oui ou merde
i.
Votre nom?
Jro.
Comment?
Jiro.
G-I-R-A-U-L-T?
Oui.
Okaaay -Bip- voilà, c'est fait! Au-revoir.
Rvoir.
Sans rire, vous êtes crevée. Il vous a tuée, le mollusque. Tout ça pour un Naruto, tss. Lis-donc Step Up Love Story, au moins ça te servira pour plus tard, mais si, tu sais bien, quand tu auras des poils.

Allez, je charrie mais je les aime bien, mes p'tites limaces.
















...






21 novembre 2008

Ils sont revenus

9 octobre 2007

Après deux mois de vacances, ils ont repris leurs habitudes, dont celle de balader leur haleine fétide à travers toute la médiathèque. Leur spécialité : la laisser croupir des heures durant aux endroits stratégiques, c'est-à-dire là où il y a des tables et des chaises, c'est-à-dire partout. La seule vue de ces meubles basiques provoque chez eux une violente poussée d'hormones, enfin j'imagine, sinon ils ne se battraient pas comme ça pour s'assurer une place.

Je vais devoir supporter la vue de dizaines de ballerines, mon dieu donnez moi la force...ça et les mèches des garçons. Cet attribut provoque systématiquement chez moi une franche hilarité. Soyons claire : j'aime beaucoup les hommes aux cheveux longs, QU'ON M'APPORTE UN HOMME AUX CHEVEUX LONGS ! ...si en plus c'est grand, maigre et bouclé, ouhla retenez-moi je m'emballe.

BREF rien à voir cependant, strictement rien, avec les jeunes dont je vous parle, qui sortent quasiment du giron de leur mère. Quant à la fameuse mèche, ça leur donne un air, comment dire, plus bovin que félin. Vous les regardez avec perplexité en vous disant que le pire est néanmoins à venir : ils sont en âge de procréer et mettront un jour cette menace à exécution - je m'interroge, comment peut-on parler de survie de l'espèce? J'ai bien peur que cette dernière ne court à sa perte - en tout cas, une chose est sûre, ce n'est pas avec vous qu'ils se lanceront dans cette aventure exaltante et périlleuse. Ha ha, aucune crainte d'être accusée de détournement de mineur. Vous ne songeriez même pas à les draguer, pas comme d'autres...

Mais de toute façon, vous le savez, la drague au boulot, c'est vade retro. Vous appliquez cette règle à-la-lettre, même si parfois vous vous sentez très désobéissante. Tenez, pas plus tard que ce matin, vous vous êtes prise de passion pour cet étudiant polonais, sublime blond aux yeux bleus, qui venait s'inscrire. Inutile de préciser que vous avez rougi plus que de raison et que vous n'avez AUCUNE DIFFICULTE à vous souvenir de son nomprénomdatedenaissanceadresseprofession...mais attention! Vous ne l'avez pas dragué! Lui par contre...il ne s'en est pas privé, le coquin. Ne niez pas, pauvre dinde, vous avez gloussé plus d'une fois en remplissant sa fiche d'abonné. En voilà un qui déroge un peu à votre Sainte Trinité (Grand-Maigre-Bouclé), mais alors,ce sourire...mmm, vous fondez. VOUS-VOUS-CON-SU-MEZ. Bref, en bonne pêcheresse que vous êtes, vous vous dites qu'il est bien dommage que vous ne soyiez pas nus sous des draps en ce moment même. D'ailleurs à force d'y penser vous avez du mal à vous concentrer sur votre travail. Tss tss...

Heureusement pour vous, vous avez la chance de croiser régulièrement, au cours de votre journée, quelques individus typiquement "tue-l'amour" qui vous rappellent que vous n'êtes pas là QUE pour fantasmer, et qui possèdent ce pouvoir divin (ou serait-ce simplement un physique ingrat) de refroidir vos ardeurs illico presto. Vous les trouvez repoussants? Remerciez-les, malheureuse, car sans eux vous rejoueriez Sally dans la scène du restaurant...

Bon. Initialement, ce billet devait parler des jeunes qui peuplent ma vie professionnelle depuis la rentrée scolaire. Une fois de plus, me voilà victime de mon penchant "digressionesque" : rien de bien étonnant jusque là. Par contre, avoir été inspirée par une mèche d'ado, alors là...

18 novembre 2008

Have yourself a merry little Christmas

Puisqu'on trouve déjà des montagnes de chocolats dans les grandes surfaces, que les décos de Noël ont envahi les rayonnages des grands magasins, puisque les municipalités ont déjà entrepris d'accrocher les guirlandes lumineuses dans les villes, puisque bientôt on y entendra les sempiternelles guimauves de noël, vomies par les hauts-parleurs aux quatre coins des rues, puisqu'on nous sort tout ce cinéma alors qu'on n'est même pas en décembre, eh bien moi aussi je veux participer à cette grande mascarade et je décide de balancer mon post de Noël maintenant.




...




13 novembre 2008

Même pas en rêve

5 octobre 2007

Espace jeunesse. Vous êtes à la banque de prêt, à côté de la porte d'entrée. Une femme entre, poussant un landau dans lequel gigote une masse de chair rose, laiteuse et nauséabonde. Vous l'interpellez.


" Madame! Madame, s'il-vous-plaît! Oui, bonjour, les enfants sont interdits dans cet espace, madame, je vais vous demander de bien vouloir l'attacher à l'entrée, ou de le déposer dans la benne prévue à cet effet, merci".

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3ème étage.


"Ah, je suis désolée, madame, mais nous n'acceptons pas les personnes âgées dans notre établissement. Je vais vous demander de vous défesnestrer immédiatement. Merci".

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Accueil.


"Bonjour monsieur, je me permets de vous signaler que le règlement stipule que tout enfant de moins de 7 ans accompagné, entrant dans cet établissement, doit être baillonné [...] Oh, ça arrive à tout le monde d'oublier, vous savez! Les camisoles ainsi que les muselières se trouvent dans le local situé à l'entrée. Merci!"

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Accueil.


"Ah, je suis désolée mademoiselle, mais nous acceptons un quota maximum de 10 paires de ballerines dans notre établissement, je vais vous demander de sortir. Au revoir".

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Ce serait bien, si c'était possible, hein?

12 novembre 2008

Senteurs et parfums

5 octobre 2007


Hmmm...

C'est cette odeur...mais si, vous savez, celle qui vous fait faire la grimace du chat-qui-fait-caca (air profondément contrit, déboussolé, et absent).


Ce n'est pas la première fois que vous la sentez celle-là. Tout d'abord, vous avez cru que votre collègue Didier, ce potache, vous avait fait un petit cadeau odorant, mais cette hypothèse, vous l'avez abandonnée assez vite : ça ne ressemble pas à une odeur de pet, ça n'a pas vraiment de caractère. Quand même...ça vous dit quelque chose.


Tout à coup, vous avez l'illumination : cette odeur, c'est celle du manteau en feutre beige, des bas couleur chair et des chaussures orthopédiques, c'est l'odeur des sacs à main Saison Automne-Hiver 1974, de l'eau de Cologne et de la crème de jour Diadermine qui colle, de la laque Elnett et du rouge à lèvres corail...Même pas besoin de regarder la banque de prêt devant vous, vous mettriez la main au feu qu'on vient d'y déposer quatre romans du terroir, vous allez avoir droit au sempiternel "On peut en prendre combien déjà? quatre, c'est ça?"... NON, c'est six. ça fait quinze ans que c'est six documents, et quinze ans que vous demandez à chaque fois que vous venez si c'est quatre. Vous supportez ça depuis un an et vous vous demandez comment vous faites pour ne pas craquer. Quant à Didier et ses neuf ans de loyauté, vous lui vouez une admiration sans bornes. A sa place, on vous aurait coffrée depuis longtemps pour homicide volontaire sur octagénaire tremblotante.


Vous relevez les yeux : elle est là, la mamie. Toute mimie. Bon, ok, elle est mimie, mais ça pue ça pue ça pue ça madame!


Si mamie avait un semblant d'humour, vous tenteriez un jovial "Surtout, si vous avez besoin de vous changer, n'hésitez pas madame, les tables à langer se trouvent dans les toilettes du rez-de-chaussée" ou bien " Voulez-vous que je vous aide à trouver votre date de péremption?"...Mais bon.

Vous n'avez jamais pris de coup de canne dans la gueule, ce n'est pas aujourd'hui que vous allez commencer. Mais pour cela il vaudrait mieux arrêter de lui sourire bêtement, tout ça parce que vous avez compris que les deux tâches marrons sur ses deux joues, c'est vraiment du blush, vu la couleur il date sûrement de 1979. Et vous cherchiez vainement ses sourcils (habilement dissimulés sous une couche de fond de teint, enfin de farine pensiez-vous), alors qu'elle n'en a plus, tout bonnement...ha ha vous n'y aviez pas songé!


Allez, retenez-vous de rire encore un peu, au moins jusqu'à ce qu'elle atteigne l'ascenseur. Oui, ça risque d'être long, probablement une douzaine de minutes (le temps qu'elle fasse trois fois le tour de la salle avant de se rappeler l'emplacement du dit ascenseur). Après tout, c'est peut-être la dernière fois que vous la voyez.

6 novembre 2008

Pet(s)

28 septembre 2007
Prout pruïïït BROUF pfffffff PA! bvrrptrbtrrprbtr fuuiiii...avec une nette préférence pour le "BROUF", rien à faire celui-là quand je l'entends, je pouffe comme une collégienne. Mais je reconnais que le "Pruïïït" se défend pas mal.
Tout ça pour dire que je viens de faire le constat absolument inouï (et futile, me direz-vous, ce à quoi je vous répondrai : pas pour tout le monde) que, depuis mon arrivée dans le monde du travail, jamais, au cours de mes permanences de service public, je dis bien JAMAIS je n'ai surpris le moindre pet.
Mon coeur saigne. Jamais je n'ai été le témoin privilégié de cette activité humaine primordiale. Consternant. Il me semble que ce genre de chose nous arrive à tous un jour ou l'autre. Mais si, souvenez-vous, ce jour-là vous avez passé tout l'après-midi à la BU, à essayer de bosser un point de grammaire que vous n'aviez pas vu en cours, pour la bonne raison que vous n'y étiez pas, et comme par hasard vous vous êtes rendu compte que ce point était à réviser pour le prochain examen qui devait avoir lieu...le lendemain, comme c'est amusant vous aviez oublié ce détail.
Bref, ça fait 3 heures que vous trimez (et que vous vous insultez intérieurement de ne pas avoir rattrapé ce cours de merde), au gré de vos sueurs froides, le nez plongé dans vos bouquins. Il est presque 18h30, la BU va bientôt fermer. La nuit tombe. Il n'y a pas grand monde, quelques étudiants qui, comme vous, font du zèle jusqu'à la fermeture, en silence. Vous jetez un coup d'oeil par la fenêtre, contemplant le clair-obscur de cette fin de journée automnale, en mâchonnant le bout de votre stylo, un bout de fesse nonchalemment assis sur le bord de la chaise, ô fragile équilibre... Situation périlleuse, mais vous ne vous en souciez guère, vous avez l'habitude.
Tout à coup, vous avez envie de péter. Vous êtes habitué, ça vous arrive souvent, chez vous, en cours, dans les lieux publics, partout en vérité. Par ailleurs, vous contrôlez parfaitement le flux de vos pets et, selon la situation dans laquelle vous vous trouvez, vous décidez si oui ou non vous allez lâcher la bête. Cette envie soudaine ne vous fait donc ni chaud ni froid, vous pensez régler l'affaire en moins de deux. Vous êtes détendu, et, machinalement, les fesses à peine posées sur le bord de votre chaise, vous tentez le coup. La situation est idéale : pas un chat, à par peut-être cette fille assise à quelques tables de vous, votre position est idyllique, et vous vous décidez enfin, tooout doucement, à délivrer l'impatient...
((( PÔÔÔ )))
OH
MY
GOD
... Entre nous, celui-là, vous ne l'aviez pas prémédité. C'est VOUS qui avez fait ça?!! Vous vous dites, tout en essayant de dompter l'incommensurable malaise dans lequel vous manquez de vous étouffer, que, contre toute attente, ce bâtiment possède une acoustique remarquable. Vous êtes probablement écarlate, et prenez la sage décision de quitter ces lieux sur le champ, tout en prenant bien soin de faire comme si de rien n'était. Bref, vous faites ce que toute personne saine d'esprit ferait dans cette situation. Tout en rassemblant calmement vos affaires, vous jouez rageusement des narines, histoire de vous assurer qu'aucun fumet nauséabond ne fasse écho à votre indésirable invité. Vous vous levez, en évitant soigneusement de regarder autour de vous, et en fixant les portes d'entrée qui vous semblent bien loin.
Enfin, la délivrance : vous voilà dehors. Vous vous éloignez bien vite, en proie à un fou-rire incontrôlable...bien plus tard, vous repenserez à cet événement avec attendrissement, et avouons-le, un peu de nostalgie.
J'aimerais tant qu'un jour, au détour d'une énième conversation stérile avec une Madâme Trois-Balais, un tel invité vienne à mon secours, et rabatte ainsi le caquet de l'enquiquineuse...
Oui mais non, je sais bien.
Cela dit, on peut toujours espérer!

...

Mes amies et moi sommes relativement décomplexées question pets.
Quand on s'y met, c'est "réunion péteurware" assurée.
Les pets, on en parle, on en fait...on en RÊVE, même.











Complètement décomplexée, je vous dis... trop, peut-être?

Référendum

Bonjour à tous, amis blogueurs, collègues et autres promeneurs du web.

J'ai honte. Je n'assume pas mon côté vulgaire.

Il se trouve que je suis en train de préparer des dessins pour mon prochain post, consacré aux pets (encore, oui), et, par la force des choses, je dois représenter...des faces de pets, et, plus précisément, des faces de pets pris de flatulences. Je vous prie de croire que la chose est fort laide esthétiquement parlant, et bon, je ne suis pas une petite chochotte, mais hier soir, tout en agrémentant une face de pet de quelques détails (qui, au passage, la rendent encore plus criante de laideur), je me suis vue pâlir devant tant d'obscénité (oui, non, bon en fait ça me fait mourir de rire mais c'est tellement... je ne sais même pas comment dire, que j'ose pas le publier) et me suis dit "Marion, ma fille, arrête ton cinéma et assume tes délires merdiques, ou arrête tout".

Bref, l'heure est grave.

Je vous demande donc solennellement, Amis Blogueurs, Chers Lecteurs, Collègues, en ce jour béni de veille de weekend prolongé, de trancher une fois pour toutes.

ETES-VOUS PRETS POUR LA VERITE?

ETES-VOUS PRETS A VOIR DES FACES DE PETS?

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