28 septembre 2007
Prout pruïïït BROUF pfffffff PA! bvrrptrbtrrprbtr fuuiiii...avec une nette préférence pour le "BROUF", rien à faire celui-là quand je l'entends, je pouffe comme une collégienne. Mais je reconnais que le "Pruïïït" se défend pas mal.
Tout ça pour dire que je viens de faire le constat absolument inouï (et futile, me direz-vous, ce à quoi je vous répondrai : pas pour tout le monde) que, depuis mon arrivée dans le monde du travail, jamais, au cours de mes permanences de service public, je dis bien JAMAIS je n'ai surpris le moindre pet.
Mon coeur saigne. Jamais je n'ai été le témoin privilégié de cette activité humaine primordiale. Consternant. Il me semble que ce genre de chose nous arrive à tous un jour ou l'autre. Mais si, souvenez-vous, ce jour-là vous avez passé tout l'après-midi à la BU, à essayer de bosser un point de grammaire que vous n'aviez pas vu en cours, pour la bonne raison que vous n'y étiez pas, et comme par hasard vous vous êtes rendu compte que ce point était à réviser pour le prochain examen qui devait avoir lieu...le lendemain, comme c'est amusant vous aviez oublié ce détail.
Bref, ça fait 3 heures que vous trimez (et que vous vous insultez intérieurement de ne pas avoir rattrapé ce cours de merde), au gré de vos sueurs froides, le nez plongé dans vos bouquins. Il est presque 18h30, la BU va bientôt fermer. La nuit tombe. Il n'y a pas grand monde, quelques étudiants qui, comme vous, font du zèle jusqu'à la fermeture, en silence. Vous jetez un coup d'oeil par la fenêtre, contemplant le clair-obscur de cette fin de journée automnale, en mâchonnant le bout de votre stylo, un bout de fesse nonchalemment assis sur le bord de la chaise, ô fragile équilibre... Situation périlleuse, mais vous ne vous en souciez guère, vous avez l'habitude.
Tout à coup, vous avez envie de péter. Vous êtes habitué, ça vous arrive souvent, chez vous, en cours, dans les lieux publics, partout en vérité. Par ailleurs, vous contrôlez parfaitement le flux de vos pets et, selon la situation dans laquelle vous vous trouvez, vous décidez si oui ou non vous allez lâcher la bête. Cette envie soudaine ne vous fait donc ni chaud ni froid, vous pensez régler l'affaire en moins de deux. Vous êtes détendu, et, machinalement, les fesses à peine posées sur le bord de votre chaise, vous tentez le coup. La situation est idéale : pas un chat, à par peut-être cette fille assise à quelques tables de vous, votre position est idyllique, et vous vous décidez enfin, tooout doucement, à délivrer l'impatient...
((( PÔÔÔ )))
OH
MY
GOD
... Entre nous, celui-là, vous ne l'aviez pas prémédité. C'est VOUS qui avez fait ça?!! Vous vous dites, tout en essayant de dompter l'incommensurable malaise dans lequel vous manquez de vous étouffer, que, contre toute attente, ce bâtiment possède une acoustique remarquable. Vous êtes probablement écarlate, et prenez la sage décision de quitter ces lieux sur le champ, tout en prenant bien soin de faire comme si de rien n'était. Bref, vous faites ce que toute personne saine d'esprit ferait dans cette situation. Tout en rassemblant calmement vos affaires, vous jouez rageusement des narines, histoire de vous assurer qu'aucun fumet nauséabond ne fasse écho à votre indésirable invité. Vous vous levez, en évitant soigneusement de regarder autour de vous, et en fixant les portes d'entrée qui vous semblent bien loin.
Enfin, la délivrance : vous voilà dehors. Vous vous éloignez bien vite, en proie à un fou-rire incontrôlable...bien plus tard, vous repenserez à cet événement avec attendrissement, et avouons-le, un peu de nostalgie.
J'aimerais tant qu'un jour, au détour d'une énième conversation stérile avec une Madâme Trois-Balais, un tel invité vienne à mon secours, et rabatte ainsi le caquet de l'enquiquineuse...
Oui mais non, je sais bien.
Cela dit, on peut toujours espérer!
...
Mes amies et moi sommes relativement décomplexées question pets.
Quand on s'y met, c'est "réunion péteurware" assurée.
Les pets, on en parle, on en fait...on en RÊVE, même.





Complètement décomplexée, je vous dis... trop, peut-être?