1 octobre 2008

C'est quoi cette manie de ne pas dire bonjour / de trop dire bonjour?

25 septembre 2007

1. Il y a ceux qui passent devant vous sans vous regarder et sans réagir à votre bonjour : ceux-là, il sont là sans être là, même en leur criant dessus vous ne les feriez pas réagir.

Le résultat : Vous voyez l'écran d'ordinateur, juste devant vous? Eh bien vous avez furieusement envie de le prendre à pleines mains et de fracasser la tête de ce trou de balle intersidéral en poussant d'abominables cris de bête.

2. Il y a ceux qui passent devant vous sans vous regarder mais qui se retournent lorsque vous leur dites bonjour, et qui répondent.

Le résultat : Aaah, les étourdis, hein! Les p'tits coquinous, HO HO HO...heureusement pour eux, vous êtes magnanime et leur pardonnez leur inattention. Mais que je ne vous y reprenne pas, mmm?

3. Il y a ceux qui passent devant vous sans vous regarder, qui se retournent quand vous leur dites bonjour, mais qui ne répondent pas (véridique).

Le résultat : Les n°1 vous mettaient déjà dans un état d'agacement proprement inouï, mais alors là, c'est plus qu'il n'est supportable : vous sombrez dans un état proche de la démence. Vous songez qu'il est bien dommage que le port d'armes à feu soit interdit.

4. Il y a ceux qui passent devant vous en vous regardant et sans vous dire bonjour.

Le résultat : Spontanément, vous voyez que vous avez affaire à un winner. Vous pensez : "ptaiiinn...t'as tout compris, toi hein". Bref, votre attitude frôle l'insolence.

5. Il y a ceux qui ne savent pas si c'est à eux ou à vous de dire bonjour en premier.

Le résultat : ...le résultat est débile dans tous les cas. Soit c'est vous qui saluez en premier, soit aucun de vous deux : ça donne lieu à une situation légèrement niaise, voire un chouïa aliénante, où vous souriez tous les deux bêtement en attendant que l'un d'entre vous se décide à ouvrir la bouche...ou alors ça patauge tant et si bien que vous (ou lui) dites bonjour, mais genre 10 secondes (ça a l'air court comme ça, mais en fait PAS DU TOUT) après vous être regardés en chiens de faïence, un sourire neuneu aux lèvres, chacun se demandant intérieurement "bon il/elle le dit ou c'est moi bordel je fais quoi, gnééééé..."

Enfin, last but not least...

6. Il y a aussi l'overdose de bonjour : ils vous ont salué en entrant, et vous disent bonjour une 2ème fois en faisant enregistrer leurs documents, ou bien c'est vous car vous ne vous souvenez plus les avoir vus (même si c'était il y a 5 minutes).

Le résultat : Le 2ème bonjour résonne bizarrement dans votre tête (et la sienne), il y a comme un moment de flottement, comme si ce 2ème bonjour restait suspendu dans l'atmosphère, ce qui fait que vous et lui vous dites intérieurement que c'était de trop "Han nan mais alors là n'importe quoi franchement...?!!"

Voici un exemple pour illustrer ce cas de figure bien particulier : A la boulangerie. Vous entrez : "Bonjour!", vous avancez vers la boulangère qui est si gironde, comme une miche de bon pain chaud (désolée je n'ai pas pu m'en empêcher), bref, vous la regardez, et là vous lui redites : "Bonjour (madame)!" - le "madame" est en option, vous ne le dites pas systématiquement car ça vous donne l'impression de jouer à la dînette, ou de faire plus vieille que votre âge. N'empêche, dès fois vous le dites et vous avez bien l'impression que ça fait bobonne, mais vous ne parvenez pas à savoir si la bobonne c'est vous en le disant, ou si c'est la boulangère parce que vous l'avez appelée comme ça - BREF, tout ça pour dire que vous n'aviez pas besoin de le répéter, une fois suffisait sombre crétine.

Le samedi, c'est connasse

23 septembre 2007

Vous connaissez tous la célèbre maxime "Le Vendredi, c'est ravioli"? Eh bien chez moi, "Le Samedi, c'est Connasse".
Je déteste les samedis. Je vomis le samedi, parce que c'est le jour du grand public, eh oui. Le jour - honni entre tous - de la sortie en famille. On sort le landau, on sort le déambulateur, on fait sa petite promenade à la médiathèque. On pousse jusqu'au 5ème étage, pour admirer la vue, comme c'est beau HEIN T'AS VU JOSETTE OH LA LA ON A BIEN FAIT DE VENIR AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA paf Lucas tu arrêtes maintenant wwWAAAAAAAAAA ça suffit tu l'as bien cherché MAIS ON SORT PAR OU?
...ça commence comme ça, et ça n'en finit plus jusqu'à la fermeture. Entretemps, vous aurez forcément croisé la route de celle qui donne son nom au titre, j'ai nommé la Connasse.

La Connasse est redoutable, elle vous pourrit une journée (ou une après-midi seulement si vous êtes chanceux) en moins de deux. C'est une pro. Une pro. C'est le genre de nana qui vous fait hurler "MAIS PUTAIN GROGNASSE !" à chaque maudite fois que vous la croisez en bagnole...Vous-le-sentez, vous-le-savez : elle va venir... En attendant de la rencontrer, vous n'êtes entouré que de seconds rôles et de simples figurants. Vous l'avez deviné, le premier rôle, c'est elle, et elle le prend à coeur : de toute sa chair et de toute son âme, elle va s'employer à être une Connasse inoubliable. Et vous, vous êtes quoi là-dedans? Normalement vous avez aussi le premier rôle, initialement vous partagez la vedette, mais elle est si brillante qu'elle vous fait de l'ombre, c'est comme dans les films : quand le méchant est vraiment réussi, le gentil paraît toujours fadasse. Mais ce n'est pas de votre faute, elle est tellement douée.
La Connasse, vous ne la connaissez pas particulièrement, vous l'avez probablement croisée un jour, mais elle n'avait pas eu l'occasion de tirer parti de tout son potentiel de Connasse, et du coup vous l'avez oubliée, comme vous oubliez 95 % des gens à qui vous prêtez des documents (et pourtant vous êtes physionomiste), surtout le samedi, où, environ 20 fois par jour, vous dites bonjour à une personne que vous avez salué 5 minutes avant. Je digresse, mais c'est pour mieux vous situer le contexte chaotique dans lequel vous allez vivre ce grand moment merdique avec votre Connasse.
Bref, vous vaquez à vos occupations : vous rangez le chariot rempli des retours du jour, vous aidez un lecteur à s'y retrouver dans le rayonnage Littérature, vous allez à la banque de prêt enregistrer les documents de la dame qui attend, ah non tiens elle veut juste un renseignement, si vous pouvez l'aidez? Mais bien sûr, avec le sourire! Est-ce qu'on a L'Oracle de l'Himalaya? Elle ne se souvient plus du nom de l'auteur, vous non plus, mais c'est pas grave, l'ordinateur lui, il sait tout...ah. Oui, on l'a, mais il fait parti d'un fonds dont les documents ne sortent pas le regard s'assombrit c'est-à-dire que vous pouvez les consulter sur place, mais pas les emprunter haussement des sourcils suivi d'un regard étonné et dubitatif "Booon, et est-ce que vous avez le livre machin de l'auteur untel?" ...alooors, on ne l'a pas à la Médiathèque non, mais il est disponible à la bibliothèque de quartier... "Biiien, et je suppose que l'on doit se déplacer à la bibliothèque de quartier pour l'avoir?" Oui. re-haussement des sourcils accompagné instantanément d'un regard dénué de sympathie suivi d'un soupir lourd de mécontentement "Eeeh ben c'est bien la Médiathèque!, merci!" lance-t-elle à la cantonade en s'en allant prestement............ooooohhhhhhputaaain c'était EEELLE, la Connasse! Elle vous a bien eu, ah la sacrée Connasse, vous qui croyiez que vous aviez seulement affaire à une lectrice dépitée, vous compatissiez même! Elle vous a bien eu! Ah la Connasse, bravo, le coup du "ben c'est bien la médiathèque, merci" traduisez "eh ben c'est vraiment une médiathèque de MERDE avec des services de MERDE et un personnel de MERDE allez j'me casse bande de nazes"....aaahhhh la Cooonnaaasse...
Ben voilà, vous l'avez vu, votre Connasse du samedi, cette fois elle vous a pas raté. Et maintenant qu'elle est partie, vous pensez à cette formidable répartie cinglante qui vous vient trop tard c'est balot. En même temps, la seule chose que vous avez vraiment, mais vraiment envie de répéter indéfiniment, c'est "CONNASSE, CONNASSE, CONNASSE DE CONNASSE DE GROSSE CONNASSE..."






(pour plus de détails berkissimes et croustillants, cliquez sur l'image)

Pilon

19 septembre 2007
Bonjour madame!
Bonjour. MADEMOISELLE, bordel, mademoiselle.
Alors voilà, je cherche un livre N O N ? absolument formidaaable que j'ai emprunté il y a quelques années, mais cela fait plusieurs fois que je viens et que je ne le trouve pas...je suppose qu'il doit être sorti?
[ En aparté :
Le livre en question est sorti, ah ça pour être sorti il est bien sorti, vu qu'on l'a pilonné. Oui, pilonné, détruit si vous préférez. Jeté à la poubelle. Mais attention, hein, on recycle : on arrache la couverture plastifiée et on la met dans une poubelle différente de celle qu'on utilise pour jeter le corps du livre, comme c'est beau... mais, pourquoi? Qu'est-ce qu'il nous a fait, ce pauvre livre, pour mériter ça?
Comment, vous ne devinez pas? Faut tout vous dire, décidément - bande d'assistés - Bon, c'est simple, il y a plusieurs cas de figures, par exemple :
  • le livre est usagé. Il a fait son temps, les pages ont jaunies, voire brunies, il est sale, cabossé. Bref, on a presque du mal à imaginer qu'un jour il a été neuf....= crade.
  • il est abîmé, mais à force d'être maltraité par son(es) emprunteur(s), de façon plus ou moins délibérée, ou involontairement. Le chien l'a mangé, ou le bébé. Il a rencontré des nouilles à la sauce tomates un midi, ou du café, ou du chocolat...ou d'autres choses peu avouables mais en même temps on n'a pas trop envie de savoir ce que c'est...= crade.
Oui, on jette les livres, parfaitement. Car je vous rappelle qu'un livre, Messieurs et Mesdames, est un objet périssable. A force de le toucher, de tourner les pages, de le poser (parfois n'importe où), de le transporter, de le mettre au contact d'autres objets, ou de denrées périssables...il s'abime, eh oui c'est inouï je sais moi aussi ça me fout en l'air quand j'y pense.]
On ne l'a plus, madame.
Comment ça vous ne l'avez plus? Vous voulez dire qu'il est perdu?
Elle est mignonne. Non, il n'est pas perdu, il a été pilonné tout simplement.
...
Détruit, si vous préférez.
Détruit? Vous voulez dire que les livres,... vous les jetez?
...Oui. Oh pardon c'est vrai j'oubliais que vous préfériez lire des épaves jaunies voire marron qui puent et dont les pages se décollent plutôt que des livres propres qui se tiennent. Pardon, la prochaine fois je n'oublierai pas de mettre de côté ces merdes pour vous comme je sais que ça vous fait plaisir. Vous voulez un paquet cadeau?
Les gens s'insurgent contre le fait qu'on jette des livres. Mais ce n'est pas le contenu que l'on détruit, c'est l'enveloppe matérielle qui est dégradée. Et c'est radicalement différent. Mais rien à faire, ils s'indignent. "Ah mais attendez, quand même, vous pourriez au moins, je ne sais pas moi, les donner à des associations par exemple"...Ben voyons. Vous donneriez des haillons à des gens qui ont besoin de vêtements? NON. Bon, alors pour les livres c'est pareil, on ne va pas décemment donner ces horreurs, ces crasses, ce serait absolument incorrect, lamentable. Du foutage de gueule, ce serait, rien d'autre. Et pas question de continuer à les prêter au public de la bibliothèque. Il y a une limite à l'indécence.
...Mais bon. Je sais bien que tout le monde ne partage pas cette vision des choses. La preuve, du temps où l'on acceptait encore les dons, il est arrivé qu'on nous donne des sacs remplis de livres dans un état franchement inconvenant.
Je rappelle à l'aimable assemblée qu'une bibliothèque n'est pas un dépotoir, je répète, PAS un dépotoir, merci infiniment.


La fantasy, l’ado, sa mère et moi

19 septembre 2007
Ludovic

La voici, déterminée, avançant à grandes enjambées vers la banque de prêt, fondant sur moi telle une mère désemparée par sa progéniture de 15 ans (qui la suit nonchalemment l'air contrarié). Désespérée, car, voyez-vous, "il ne lit que de la Fantasy".
En bonne mère soucieuse de la santé mentale du fruit de sa chair, elle prend la parole en lieu et place de son rejeton boutonneux et renfrogné, et, par la même occasion, me prend à témoin (le contraire m'eût étonnée). J'en demandais pas tant, l'ado non plus, regard perdu dans ses pompes à 150 euros. Au passage je lui jette un regard le plus neutre possible - je m'efforce de refouler le regard plein de compassion mièvre que je m'apprêtais à lui offrir en toute bonne foi.
Bon. Le jeune Ludovic 15 ans et 3 mois, lit. "Bon c'est vrai qu'il lit, hein, pour ça je me plains pas mais bon il ne lit que ça, alors bon son père et moi on aimerait bien qu'il se mette à lire des choses plus,...enfin, plus sérieuses, quoi". Ludovic lui pendant ce temps-là, il pense à toutes ces choses pas très polies qu'il a envie de dire à sa mère, comme : "putain mais ta gueule", ou "tu vas me lâcher les burnes", ou bien "mais FERME-LA", tout en gardant cet air absent qui caractérise si bien les êtres de son âge.
Bref, pendant que Ludo se fait mentalement un Petit bac des insultes commençant par "P", la mère continue son babillage "alors qu'est-ce que vous pourriez lui conseiller, autre chose que de la Fantasy bien sûr, hein, qui pourrait lui plaire?".
-- intermède musical sur l'air de "La Solitude est mon amie" --
Le "autre chose" dont il est question, ne doit évidemment pas être trop difficile (la transition ne doit pas être trop hard attention, on a quand même affaire à un lecteur de Fantasy, il risque d'être déboussolé eh oui à force de lire ces idioties qui lui ont atrophié le cerveau au fil des années, le pauvre il va finir débile, peut-être même qu'il va devoir réapprendre à lire pour pouvoir déchiffrer les livres "normaux"). Je suis d'humeur badine : "Oh, un bon Régine Deforges fera bien l'affaire, hu hu hu"...Ok. Sérieusement? Sérieusement, je suis comme qui dirait dans-le-ca-ca! Choisir un livre pour un ado qui n'a PAS ENVIE de lire autre chose, bonjour l'angoisse. Avec la mère qui me colle au train en plus, et qui se fait de plus en plus pressante. J'ai bien envie de lui dire le fond de ma pensée, à savoir que je ne supporte pas l'idée d'imposer une lecture à qui que ce soit, personnellement j'en ai assez souffert pendant mes études (et j'ai fait Lettres Modernes, mais à part ça je ne suis pas maso en effet).
Rien qu'à regarder le jeune Ludovic, les larmes me montent aux yeux d'empathie, pauvre petit poulain. Le problème, c'est qu'à chaque fois que je me retrouve empêtrée dans cette situation, l'issue est toujours la même : j'avoue lamentablement mon impuissance, et c'est l'échec garanti. D'une, parce que ça me gave, ces mères qui veulent prendre en main la culture littéraire de leurs gamins mais qui s'y prennent comme un manche, elles me STRESSENT à me foutre la pression, quoi tu peux pas lui foutre la paix deux minutes à ton lardon? De deux parce qu'elles ne se rendent pas compte, ces monstres mères si attentionnées, que ce qu'elles me demandent est loin, mais alors, très loin d'être simple, et que la situation ne va pas se résoudre en un claquement de doigt.
Bon, la meilleure solution, même si c'est aussi la plus garce, c'est d'essayer de refiler le bébé à un collègue...plus facile à dire qu'à faire, mes collègues sont loin d'être cons, comme moi ils flairent le sale coup à 3 kilomètres à la ronde. Ou bien, si vraiment vous êtes une sale feignasse, vous prenez un bouquin au hasard dans un rayonnage en argumentant avec conviction que vous avez été emballé par sa lecture et patati et patata et "n'hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé". Avec cette méthode, vous n'êtes pas prêt de le revoir, l'ado, et sa mère, encore moins. Pour une raison très simple, c'est qu'ils essaieront dorénavant de vous éviter le plus possible...







L'Erreur est humaine

18 septembre 2007


"Mais siii je l'ai rendu, je suis sûûûre de l'avoir rendu, ah oui, ah non non madame je l'ai rendu j'en suis certaine la dernière fois que je suis venue j'en avais six qui étaient à rendre le 3 octobre et je les avais finis avant alors je les ai rendus si si je m'en souviens le livre je l'ai déposé en bas et c'est votre collègue, là, qui l'a enregistré je l'ai vu faire je l'avais posé sur un Maison Décoration alors non non hein je l'ai rendu c'est sûr vous devez l'avoir".

... Merci pour l'explication, je n'en demandais pas tant, je ne fais pas d'enquête d'investigation, je ne suis pas des Renseignements Généraux hein c'est bon je vais pas vous coller un contrat sur le dos vous excitez pas comme ça bon sang...

Bon je vais aller vérifier dans les rayons c'est bon je vais le chercher ton foutu bouquin tu vas pas me chier une pendule trou de balle ne vous inquiétez pas ça arrive c'est vrai faut enlever tes balais mon pote, la vache t'en as combien une bonne douzaine mais dans ces cas-là la meilleure chose à faire c'est de venir nous voir vous avez bien fait.

"Ah oui nan mais parce que j'ai pas compris quand j'ai reçu votre courrier, que vous me réclamiez ce livre hein moi je l'ai rendu alors bon il est pas chez moi" TA GUEULE oui oui, je vais vérifier tout de suite.

-- vérification faite, le livre en question est bien rangé à sa place...voici venu le temps des excuses --

Effectivement, il est bien là, c'est une erreur de notre part, je vais vomir excusez-nous.

"Mais comment ça se fait? Nan parce que c'est pas la première fois que ça arrive il me semble"

Vous savez nous avons énormément de documents à traiter, il suffit parfois d'un moment d'inattention...BLA BLA BLA ...ça arrive.

"Oui enfin c'est embêtant quand même. De toute façon on m'a dit de vérifier chez moi mais comme je vous dis que je l'ai rendu je sais qu'il n'est pas chez moi". Je rectifie : deux bonnes douzaines de balais. Si on vous demande de vérifier chez vous, c'est qu'il arrive aussi aux lecteurs d'oublier, de se tromper...chacun cherche de son côté, et dans la grande majorité des cas, on retrouve le document (sourire contrit). "Donc c'est bon?" Oui, vous n'avez pas à vous en faire, le problème est réglé desserre les fesses ma grande tu te sentiras mieux.

"Ah bon d'accord merci madame au revoir".

Au revoir.

C'est quoi cette manie de ne pas ranger les livres? (AVEC BONUS!)

14 septembre 2007

Avant-propos

Je sais bien que c'est notre devoir, à nous autres bibliothécaires consciencieux, d'effectuer cette humble tâche, rudimentaire certes mais ô combien élémentaire, que dis-je, in-dis-pen-sa-ble, de ranger les rayonnages chaque matin, et de façon régulière tout au long de la journée...

C'est un dur labeur, croyez-moi.Des centaines de milliers de documents à ranger tous les jours, à classer, re-classer, jusqu'à former un alignement, oh je ne dirais pas parfait évidemment, mais au minimum présentable. Bref, éviter que ça ressemble à un champ de bataille. Et surtout, faire en sorte que le classement soit le plus juste possible. Ben oui, si vous classez un Amélie Nothomb dans les M et non dans les N, ça va être coton pour le retrouver. En même temps ça ne sera pas une grosse perte, mais je m'égare.

Maintenant que c'est dit, entrons dans le vif du sujet, si vous le voulez bien, et même si vous ne le voulez pas d'ailleurs.

Vous avez tous entendu parler de ce meuble tout à fait ordinaire qu'on appelle "bibliothèque", n'est-ce pas? Vous en avez peut-être même une chez vous,dans votre salon ou dans votre chambre (ou aux toilettes!), bref, une bibliothèque, ça tombe sous le sens, c'est un meuble où l'on range des livres. Bon.

En gros, une étagère de bibliothèque, ça ressemble plus ou moins à ça:



Maintenant, admettons que vous soyez invités chez des gens qui ont une bibliothèque. Vous la parcourez, vous y touchez. Inutile de préciser que, ayant un minimum de savoir-vivre, vous prenez garde à laisser la bibliothèque en question dans l'état où vous l'avez trouvée. Donc si cette bibliothèque ressemble à l'image du dessus, vous éviterez de quitter les lieux en la laissant dans l'état suivant:




...n'est-ce pas?

Fooort bien. Je sens que vous commencez à voir où je veux en venir.

Eh bien, en fait, quand vous allez à la bibliothèque municipale, c'est pareil. On choisit ses livres, c'est cool, on prend son temps, tout ça, et naturellement, on pense aussi aux gens qui vont passer après nous, hein, qui parcoureront ces mêmes rayonnages, et qui apprécieront grandement qu'ils soient rangés, présentables, quoi...c'est plus agréable, moins décourageant et ça évite de perdre son temps à chercher un bouquin qui a été rangé n'importe comment, en tout cas pas à sa place habituelle. MAIS C'EST EVIDENT, vous allez me dire, la goule enfarinée. Ben, manifestement, pas si évident que ça, en tout cas si j'en crois l'état piteux des rayonnages du 5ème étage que parcourt chaque matin mon regard empreint d'un sourd désespoir. Dé-vas-tés, et le mot n'est pas trop faible.

Alors, je m'interroge : comment cela a-t-il pu se produire? Parce que, franchement, ce n'est pas la mer à boire de pousser un rang de livres vers la gauche pour le redresser, pas besoin d'avoir fait Polytechnique pour savoir faire ce geste élémentaire, la preuve en image:

1)

2)

...et le tour est joué! (en plus, on est généralement aidé par un objet fort pratique qui s'appelle "serre-livres", qui permet de maintenir la rangée bien droite, comme c'est ingénieux).

Consternant de simplicité. Si simple, d'ailleurs, que les gens n'y pensent pas, c'est amusant. Alors pourquoi, mais POURQUOI ne le font-ils pas?

  • Débilité congénitale?
  • Paralysie des mains?
  • Manque de savoir-vivre?
  • Fainéantise?
  • Inconscience?
  • Penchant marqué pour le je-m'en-foutisme?
  • Egoïsme?
  • Envie irrépressible de faire chier le monde?
  • Désir immodéré de faire travailler ces feignasses de fonctionnaires qui glandent toute la journée dans leur bibliothèque et qui trouvent quand même le moyen de rouspéter?
  • Manque de bon sens?
  • Besoin soudain de contribuer à rendre ce monde encore plus merdique?

Je me sens lasse, tout à coup...

Le pire dans tout ça, c'est que si je me risquais à faire remarquer ce minuscule et insignifiant détail à l'aimable population fréquentant mon cher établissement, on me regarderait avec des yeux de merlan frit, ou bien je me ferais envoyer chier et plus vite que ça. Chacun s'évertuant à crier sur tous les toits que le mal vient de l'autre c'est bien connu, et puis de toute façon quelle drôle d'idée, nous faire redresser les rayonnages, non mais alors n'importe quoi, vous voulez qu'on fasse votre boulot c'est ça. NON. Je veux que vous le respectiez. Est-ce si compliqué?

Bande de malpropres tiens.



Ce serait bien si

13 septembre 2007

Ce serait bien si...

- les deux greluches pré-pubères fringuées comme des putes monopausées pouvaient une fois pour toute éteindre leur téléphone portable

- le petit Jordan arrêtait, après lui avoir demandé de parler moins fort, de répéter à tue-tête parlez moins fort s'il vous plaît! parlez moins fort s'il vous plaît! toutes les trois secondes aux quatre coins du 5ème étage

- certains lecteurs arrêtaient, au moment de faire enregistrer leurs documents, de me balancer leur carte de bibliothèque comme on balance le nonos dans la gamelle du chien

- on arrêtait de me regarder comme si j'étais une sombre débile indigne de vivre sous prétexte que je ne connais pas tel auteur

- les parents préféraient venir sans leurs mouflets (à quand la distribution gratuite de pilules contraceptives dans l'enceinte de l'établissement?)

- on arrêtait de considérer la Bande Dessinée comme une lecture "pas sérieuse"

...Ce serait bien , si c'était possible, hein?

Oui mais non, je sais bien.

Le Bac

6 septembre 2007

Ils sont si mignons, les lycéens. Impossible de ne pas les remarquer. Par contre, difficile de les démarquer (sans mauvais jeu de mots), parfois. C'est amusant, surtout pendant les examens du bac. Cette année, on a assisté à une invasion de mèches, slims et converses, le tout emballé dans un packaging savamment étudié pour paraître dans le coup mais de façon détachée, genre la mèche dans l'oeil et la queue de cheval attachée à la va-vite...pas besoin d'acheter les magasines féminins, il suffit de rester derrière son bureau et de les regarder passer pour se faire une idée de ce à quoi ressemble la mode du moment. C'est proprement passionnant.

Et très rafraichissant : ça m'a fait revenir, heu, 7 ans en arrière (oh. my. god.), et m'a mis le sourire aux lèvres, de les voir faire le pied-de-grue devant la porte d'entrée de la médiathèque à l'heure d'ouverture, histoire de grapiller les meilleures places (on n'aura jamais autant vu de monde au 3ème étage, merci la salle de travail), quitte à gravir quatre par quatre les marches des escaliers jusqu'au 5ème. C'est beau.

Donc pendant quelques semaines, on vit au rythme quotidien des allées et venues de Bensimon, Vans, Converse, Superga et consorts. C'est fou ce que ça peut être apaisant de regarder des gens bosser pour un examen qu'on n'a plus besoin de passer...tiens, ça me rappelle... : quand un gosse me fait chier au boulot, et qu'il n'y a rien à faire à part peut-être lui trancher la tête pour le faire taire, mais je ne peux pas car c'est interdit par la loi, il existe cependant une chose qui parvient à apaiser mes pulsions de meurtre : penser à son parcours scolaire à venir. C'est d'une efficacité redoutable.

Prenons le cas d'un boudin enfant de 5 ans. Il braille, joue à la poupée qui fait non, fait tout le contraire de ce que ses parents lui demandent. Et cela sous mon nez. Mais ce n'est pas grave, pas de problème mon poussin, continue tant que tu veux, tu feras moins le fier l'an prochain à ton entrée en CP, et après tu auras des devoirs à faire le soir, et au collège tu devras te préparer au Brevet, avec les examens blancs, puis au lycée idem, et le Bac de français, puis le Bac lui-même, et la fac (admettons) et alors là les contrôles continus et de fin de semestre et les unités de valeur et tout et tout, mon pauvre chou, et bon je fais l'impasse sur la recherche d'emploi hein, alors tu peux bien brailler, profites en mon pote, tant que les réjouissances n'ont pas commencées, hin hin hin...

Bon, une fois de plus, je n'ai pas pu m'empêcher de digresser sur les huggies. Peut-être qu'un jour, je ferai acte de repentance en vous livrant quelques anecdotes me concernant, du temps où moi aussi je piquais mes crises. J'ai dit peut-être.


Les Mécontents

3 septembre 2007 - 4 septembre 2007

Ah, les Mécontents!...

Si je choisis de vous parler des Mécontents (avec une majuscule, tout à fait), c'est qu'il m'est tout bonnement impossible de faire l'impasse sur cette catégorie de lecteurs. En réalité, ce serait une entrave au bon sens, que dis-je, contraire à la déontologie de la bibliothécaire que je suis, que d'omettre l'existence des Mécontents qui, je vous le rappelle (car vous en faites partie figurez-vous, comme à peu près tout le monde, et moi la première naturellement), constituent un des piliers fondamentaux du public des bibliothèques.

Ces saloperies charmantes créatures sont pour moi une éternelle source d'émerveillement, et je ne me lasse pas de les étudier, de décrypter leur comportement, leurs coutumes, leur dialecte si riche, leur art de la conversation - qui s'apparente quelque peu à un monologue, mais j'y reviendrai par la suite - et surtout, leur si merveilleuse habileté à me pourrir une journée en deux minutes maxi.

Essayez de satisfaire un Mécontent, vous allez voir. Je vous souhaite bonne chance. Personnellement, la moindre rencontre avec un Mécontent a été source de remarquables montées d'aigreur. Car une telle rencontre s'oublie rarement, je vais de ce pas vous faire le topo :

Les prémices : vous ne le voyez pas encore, mais il est bien là, quelque part dans la médiathèque, tapi derrière le rayonnage Psychiatrie, ou bien déambulant patiemment d'espace en espace, l'air détaché (ne vous y fiez pas, c'est une façade), à attendre le moment propice à l'incontinence l'explosion verbale dont vous allez être victime très prochainement, mais ça, vous ne le savez pas encore. Pour l'instant, vous êtes à votre poste habituel, et votre journée ne vous a pas apporté de désagrément particulier JUSQU'A CE QUE vous leviez les yeux de votre écran d'ordinateur ou du Livre Hebdo (revue professionnelle) de la semaine, et que vous l'aperceviez là, devant vous, en vrai. Naturellement vous lui dites bonjour en souriant, sans que ce soit une corvée (comme la prochaine fois que vous le verrez), et là, tout doucement, sans que puissiez y faire quoique ce soit, le Mal va s'insinuer en vous et vous serez bon pour tirer la tronche le restant de la journée.

La prise d'otage : "Mais il n'y a rien ici! je ne trouve rien comme d'habitude, mais non ça je l'ai déjà lu, c'est quand même incroyable que votre rayon de romans policier soit siiiii pauvre, franchement, c'est nullissime hein, pour une médiathèque comme la vôtre [...] oui bon ça sort beaucoup d'accord, mais quand même faut voir les auteurs que vous avez, hein, bon c'est pas la panacée avouez-le [...] elles sont où les nouveautés? [...] c'est tout?!! génial. Bon en plus faut que je me dépêche, vous fermez à quelle heure déjà? [...] 19 heures? Oh la la mais je pensais que vous fermiez plus tard que ça [...] oui enfin bon c'est quand même du service public [...] Ah vous êtes fermés le lundi? Le dimanche aussi? Eh ben si c'est ça ce qu'on appelle le service public...bon bref je suppoôose que vous ne faites pas de nocturnes...[...] pardon? Vous avez une vie privée? Attendez vous n'allez quand même pas vous plaindre"

// à ce moment-là, vous commencez curieusement à adopter bien malgré vous ce qu'on appelle communément un "sourire contrit". Eh oui, vous aviez juré de ne pas vous laisser re-marcher sur les pieds, mais que voulez-vous! Vous aurez beau défendre bravement votre bout de gras, le Mécontent n'accordera aucun crédit à vos arguments, puisque seuls les siens ont de la valeur, ha ha, vous l'aviez oublié! Lui par contre n'oublie pas de manquer de considération envers vous et votre travail, enfin si on peut appeler ça du travail...FEIGNASSE ! \\

Bon. Sans parler de ce ton si inimitable, mélange savant de condescendance, de moquerie, de désinvolture (ingrédient d'une importance suprême), de suffisance, bref, de ce ton qui vous rabaisse derechef au rang honni de sous-merde. Sans oublier le must have du Mécontent, l'accessoire indispensable dont il se pare à chaque visite, j'ai nommé le faire-valoir, qui ne fait pas grand chose à part recevoir ces confidences confiées avec tant de conviction et de discrétion.

La délivrance : est toujours un peu amère, du fait des regards dégoulinants de compassion et de pitié de la quasi-totalité des lecteurs qui enrichissent la file d'attente depuis le début de cette scène, et qui n'en ont - évidemment - pas perdu une miette. Eux aussi vous sourient, mais bizarrement, vous vous en passeriez bien...

... Et le Mécontent dans tout ça? Eh bien, il est parti comme il est venu, c'est-à-dire content de lui! Vous ne lui avez été d'aucune aide (il ne vous en a pas laissé l'occasion), mais il ne vous en tient pas rigueur, et dans sa grande mansuétude, il vous pardonne d'être si empoté.

Lardonite aiguë

C'est parti pour une nouvelle édition de Tout aigre tout miel, 1er épisode

2 septembre 2007
Non vraiment, je n'ai rien contre les enfants.
Seulement voilà, c'est haut comme trois pommes à genoux, et ça passe son temps à faire des lois.
Je m'interroge : que font les parents? C'est une excellente question, à laquelle je réponds fort calmement, mon plus beau sourire aux lèvres : r i e n.
J'en vois beaucoup des comme ça, à la médiathèque où je travaille. Je vous laisse imaginer le résultat, mon cher espace Beaux-Arts ressemble davantage à un champ de bataille d'où percent de temps à autre moult cris post-natals et manifestations vocales stridentes propres au caractère enfantin.
Par ailleurs, on a le droit assez régulièrement à quelques belles courses-poursuites effrénées autour des rayonnages (qui sont disposés en forme d'étoile), parfois suivies d'une chute, ce qui ne manque pas de me réjouir au plus haut point. Pour une courte durée, hélas, car comme chacun sait, chez ces créatures, une chute est invariablement suivie d'une crise de larmes, très souvent jouée de façon admirable, d'après ce que j'ai pu observer (les enfants sont de grands acteurs), et d'une durée plus longue qu'il n'est supportable.
- Au passage, j'en profite pour vous faire part d'un détail symptomatique des petits enfants : ils tapent des pieds. Vous avez remarqué? Ces êtres d'apparence inoffensive tapent des pieds en marchant, en courant, tout le temps ils tapent des pieds. Leur plus grand bonheur : apercevoir un escalier. Leur second plus grand bonheur? Le dévaler pendant une heure....Là il faut que je vous dise que je suis affectée au secteur Adultes, et plus spécifiquement au seul étage du bâtiment habillé de parquet. C'est du plus bel effet, vous pouvez me croire, de toute beauté. Il en va de même du point de vue acoustique...si j'ajoute qu'une partie de cet espace est situé dans une rotonde, vous imaginez l'écho de malade qu'on y trouve. BREF. Tout cela fait le bonheur de nos chères têtes creuses. Pardon, blondes.
Vous allez me dire rhô t'exagères. Ils ne sont pas tous comme ça, je le concède. Mais ceux-là... vaut mieux les avoir en photo qu'en pension si vous voulez mon avis.
Je ne parle même pas des heureux géniteurs, complètement dépassés par leur progéniture tyrannique. "Mathis, tu arrêtes maintenant, on y va". Le tout lancé à la cantonade, en plongeant nonchalamment les livres dans le filet de la poussette, pendant que son rejeton entame sans s'essoufler (mais comment font-ils?) le 34ème tour des étagères, en courant et en riant comme un malade. "ça suffit Mathis, tu embêtes les gens".

// Vous allez me demander pourquoi je n'interviens pas, n'est-ce pas? Eh bien, voyez-vous, quand vous êtes tout seul à faire une permanence de service public, et que vous devez vous occuper des prêts des documents, ranger les chariots bondés de retours du jour, renseigner les lecteurs qui vous demandent de l'aide, et par-dessus le marché, veiller à ce que l'ambiance générale reste relativement calme etc (en gros veiller au respect du règlement), je peux vous dire que vous avez autre chose à faire que de vous déplacer toutes les 2 minutes (sans exagérer) vers la "source" du bruit pour rappeler à l'ordre le ou la fautif(ve).
Je ne suis pas responsable des mouflets qui pointent leurs couches dans l'espace Adultes, j'attends des parents qu'ils agissent comme ils sont sensés le faire. Mais ça ne coule pas de source pour tout le monde manifestement. Enfin, que tout soit bien clair, je n'ai rien d'un monstre d'incompréhension et de cruauté, mais je suis juste fatiguée de faire de plus en plus fréquemment le constat suivant : les gens ont de moins en moins de respect pour les règles de vie commune, et ont tendance à se comporter comme chez eux partout où ils vont. Le pire, c'est que si l'on se risque à leur faire poliment une remarque, il arrive qu'on nous envoie balader. Fort agréable, non? \\

Alors, je n'ai rien contre les enfants, je dis juste que, parfois, on a envie de les balancer par la fenêtre du 5ème étage, c'est tout.




Tout aigre tout miel, end of the story

Les amis, Tout aigre tout miel va définitivement fermer, c'est décidé.

Pour les ptits nouveaux, Tout aigre tout miel, c'est mon blog d'avant, que je n'alimente plus depuis belle lurette, beh oui, vu que je déverse mes âneries ici.

Mais je n'allais tout de même pas, avant de faire tomber le couperêt fatal, telle le Bourreau Sanguinaire et Sans Remords, jeter aux orties son si doucereux contenu.
DONC, pour résumer : je vais tout balancer ici. BLAM.

Vous avez compris, on va se la jouer "rétrospective" pendant quelque temps...
Si je parviens à surmonter mes pulsions compulsives publicationnelles, ça nous donnera un billet par jour (du plus ancien au plus récent). Pour moi qui ne suis pas un modèle de régularité, ça relève de l'exploit, je ne vous le fais pas dire.
En plus ça tombe bien, en ce moment j'ai pas d'idées.

Allez, zou!

Articles les plus consultés