22 décembre 2008

Bibliothon (spéciale kassedédi à Coco)

Allez, même pas peur de poster deux billets le même jour!
Eh oui, Noël approche, et je vais devoir bientôt entièrement me consacrer, pendant dix jours, à me goinfrer, déballer des cadeaux, glandouiller, festoyer avec les copains tout ça tout ça, alors je vous dis : Joyeux Noël, heureuse nouvelle année, bonnes miurges etc!
A bientôt en 2009 ;) !







Librarian Spies





21 décembre 2008

Morfalous

Tous les matins, à la même heure, une étrange fièvre semble animer les bibliothécaires. Tous se dirigent fébrilement vers une des salles de la médiathèque, et pas des moindres : la cuisine, afin d'y accomplir un rituel salvateur : prendre le café en mangeant des gâteaux.

Moment tant attendu, moment béni venu panser les blessures dues au rangement matinal, bulle chaleureuse précédant l'ouverture au public, tendre parenthèse apaisant les morsures du morne quotidien, la pause café est appréciée de tous (notons qu'il est aussi bien vu de faire la pause café à 11h00, 12h45, 15h00, 16h30, 17h00, voire ultérieurement pour les pauvres esseulés voués à fermer la boutique le soir venu)...

...seule ombre au tableau, l'appétit inhumain des collègues...






...ça, c'est sûr qu'ils te le disent pas, à l'entretien d'embauche...

6 décembre 2008

Je suis gentille

23 octobre 2007
Je vous jure. Je suis fondamentalement, désespérément gentille.
Douce, aimable, j'accueille les lecteurs avec un sourire sincère. Patiente, je les écoute, les conseille, les accompagne lorsqu'ils se sentent perdus...en définitive, j'ai l'image d'une fille sympathique. A raison! Je soupçonne même certains lecteurs d'en pincer pour moi... mais c'est une autre histoire.
Alors...pourquoi? Pourquoi tant d'aigreur? me demanderez-vous, l'air dubitatif. C'est vrai, je râle beaucoup dans mes billets, finalement vous devez avoir l'impression que je ne supporte personne...Je donne une image bien négative de ma personne : la vieille bibliothécaire revêche isolée dans sa tour d'ivoire, c'est un peu moi..sauf que je suis jeune, jolie et bien gaulée (désolée je n'ai pas pu m'en empêcher). Que voulez-vous! J'aime mon métier, mais comme dans toute profession, il y a les bons et les mauvais côtés...Je donne le sentiment de ne pas aimer les gens, d'être revancharde...Pourtant, au travail je suis disponible à tout moment pour vous, tout en restant discrète, et je sais être conciliante quand il le faut. Venez me rendre visite, vous verrez, vous aurez envie de revenir...
Vous qui avez l'habitude de lire mes sautes d'humeur, vous devez probablement lire ces lignes avec force perplexité. C'est vrai, dans ce blog je ne suis pas tendre avec les lecteurs. D'ailleurs, j'imagine que certains d'entre vous ont dû se sentir blessés parfois, atteints dans leur sensibilité de lecteurs, ou tout simplement d'êtres humains. Sachez que telle n'était pas mon intention. J'aime me moquer, c'est vrai, plus souvent qu'à mon tour. Mais entre nous, je ne pense pas un mot de ce que je raconte dans ce blog. Je ne fais qu'endosser un rôle de fille sarcastique, cynique et asociale, car cela me divertit!
Sachons rire de nous-mêmes! Moi la première... Je pourrais changer de registre, et vous parler de moments plus amicaux, plus sympathiques, mais ce serait beaucoup moins drôle. Et puis je ne sais pas raconter ces choses-là, j'en parle mal. J'aimerais bien, mais j'ai trop peur de vous ennuyer, ou de sembler trop niaise...finalement, ce blog n'est qu'une triste tentative pour attirer l'attention, un cri d'amour en quelque sorte...
Lecteurs, je vous aime, ne m'en veuillez pas trop...
Ion.
Nota bene : Ironie : dire, par une raillerie, plaisante ou sérieuse, le contraire de ce qu'on pense ou de ce qu'on veut faire penser. Exemple : voir texte ci-dessus.









29 novembre 2008

Repeat button

16 octobre 2007
Non mais franchement. Quand vous allez à la boulangerie, vous ne demandez pas à la boulangère, une fois que vous êtes entrée : "Bonjour, je suis bien à la boulangerie?" Non? Bon.
"Tûlûlût...tûlûlût CLIC Médiathèque Machin bonjour!"
"Oui bonjour madame (groumpf) je suis bien à la médiathèque?"
"... Nan t'es chez Tata Yoyo oui tout à fait bon sang je viens de le dire"
"D'accord, alors je vous appelle parce qu'en fait je voudrais (des patates, mais ça tombe bien, j'ai justement une poignée de lecteurs sous la main, je vous en mets combien?) faire prolonger mes documents qui sont sur ma carte..."
"Oui, nous allons voir ça, votre nom?"
"Greztgbrk (ptaaain rien compris ils articulent pas mais c'est pas possible)"
"...vous pouvez l'épeler, s'il-vous-plaît?"
"Ah vous voulez que j'épelle? (non je veux un kilo de carottes) Oui bien sûr, alors G-R-E-Z-T-G-B-R-K (...)"
"Merci, alooors, voyons voir...il vous reste deux romans et un cd, je prolonge le tout?"
"Deux romans et un cd? (...elle est bête?!) Ah euh, oh oui, prolongez-moi tout"
"D'accord...voilà, c'est chose faite!"
"D'accord, donc c'est fait? (MAIS PUTAIN) "
"...O U I (sourire forcé à l'extrême). Il vous fallait un autre renseignement?"
"Un autre renseignement? (mon dieu pourvu qu'elle ne fasse pas d'enfant) oh, non, c'était juste pour faire prolonger mes livres et puis mon cd, merci (vous êtes sûre? J'ai là les coordonnées d'un excellent neurologue) vous êtes gentille (grmpf)"
"Mais je vous en prie, au revoir madame"

"Au revoir...CLAC...Tûût...tûût..."





Vieille peau

13 octobre 2007
Samedi matin. Vous êtes de permanence à l'accueil et vous l'attendez de pied ferme, le public du samedi, même pas peur! ...jusqu'à ce que vous la voyiez arriver en claudiquant, et là votre assurance s'effrite : ça sent le coup foireux à plein nez. En l'occurence, le coup foireux, vous lui donnez 80 ans bien sonnés.
Elle a le teint tellement tranparent qu'on pourrait voir à travers elle. D'ici quelques années, ou quelques mois si les Dieux sont avec vous, ce sera chose faite, on aura une vue imprenable sur ce à quoi ressemble la terre à six pieds sous terre. En attendant, on peut toujours jouer à "sortir du labyrinthe" avec les veines de son visage.
Bref, avec une amabilité de bouledogue elle aboit se plaint qu'on lui réclame un livre qu'elle est sûre d'avoir rendu. Ok, elle vous joue un air bien connu, pas un jour ne passe sans que vous ne soyiez confrontée à ce cas de figure. Aujourd'hui, pour vous gâter, vous avez droit à une petite variante : changement des piles de son sonotone en direct*... Voilà, c'est fait, vous pouvez la baffer lui parler. Vu le regard suintant d'animosité qu'elle vous lance, vous comprenez d'emblée qu'avec elle, il va falloir prendre au moins trois paires de gants doublés cachemire.
Effectivement, avec ce genre d'individu (Connasse de Type 3 : les plus rassies), vous devez articuler clairement mais sans exagérer ou elle va croire que vous vous foutez de sa gueule, lui expliquer clairement la marche à suivre mais sans jouer l'assistante maternelle sinon elle va croire que vous vous foutez de sa gueule, votre ton doit être doux mais ferme sinon elle va croire que vous vous foutez de sa gueule, vous ne devez à aucun moment dire "peut-être" ou "je ne suis pas sûre" ou "je crois" sinon elle va croire qu'elle a affaire à une incompétente et vous allez vous faire engueuler, vous ne devez SURTOUT PAS émettre l'éventualité qu'elle ait pu se tromper, sinon elle va vous coller une étiquette perpétuelle d'incompétente et de pauvre fille et vous allez vous faire engueuler.
...Vous avez compris? En gros, vous vous écrasez.
Une fois que vous avez terminé votre numéro d'équilibriste, si elle ne vous fait pas répéter et qu'elle s'en va en maugréant sans vous dire merci ni au revoir, c'est dans la poche.
Vous allez râler auprès de vos collègues pour la forme, tout en vous félicitant qu'elle n'ait fait preuve avec vous que d'impolitesse...ça aurait pu être pire : elle aurait pu demander à parler au directeur (même si vous n'étiez pas en tort, c'est toujours très gênant), son sonotone aurait pu ne pas marcher, ou pire, elle aurait pu vous prendre en affection...Vous la recroisez quelques minutes plus tard, les choses ont du s'arranger, en tout cas elle ne tire pas plus la tronche que tout à l'heure. La preuve, elle vous adresse la parole, pour vous demander où sont affichées les dates des brocantes. Vous lui demandez à quoi ça peut lui servir puisque l'an prochain elle ne sera plus là répondez qu'elles ne sont affichées nulle part. Elle s'en va.
Curieusement, ça faisait quelques samedis que personne ne vous avait fait chier, et ça vous manquait presque. Heureusement qu'il y a les vieux pour respecter les traditions...
* véridique









25 novembre 2008

Nefeunelenefeu

10 octobre 2007
La scène se passe au 5ème étage. Vous lisez paisiblement votre revue professionnelle, assise derrière la banque de prêt, un oeil rivé à votre lecture, l'autre occupé à admirer le galbe du fessier d'un grand brun, que magnifie la lumière de cette fin d'après-midi d'octobre, quand soudain, vous apercevez un jeune humain de 13 ans environ s'approcher tranquillement de vous. Il a les joues rougeâtres, c'est vrai qu'il a fait chaud cet après-midi. Ah non, tiens, c'est de l'acné. HAN, on dirait qu'il va parler, mais où diable avez-vous mis votre masque chirurgical? ...Trop tard, le mal est fait :
Bjnnemenenemnnmnmenmnejrne?
... Boonnjouuur...
...gzbl.
Excusez-moi mais je n'ai pas entendu ce que vous avez dit, vous pouvez répéter s'il-vous-plaît?
Bjoujvdraisvoirsivsaveznaruto...
... eeeeuha oui, Naruto! Oui, il est rangé avec les mangas, sur l'étagère à gauche.
Msi.
De rien.
Durant les quelques instants qu'a duré ce touchant moment de partage, le beau brun s'est lui aussi dirigé vers la banque de prêt pour faire enregistrer sa BD. Maintenant que l' Homme Pus s'est éloigné, BeauBrun s'avance vers vous en souriant.

Vous avez un très beau cul votre carte, s'il-vous-plaît? ... merci. Bip...voilà! Au revoir, bonne fin d'après-midi à vous aussi.
Revoilà votre ado et sa belle tête de vainqueur, un volume de Naruto dans une main, l'autre cherchant nerveusement dans sa poche de jean. Pas de carte?
Minimnimnimin...blm.
Pardon? (vous êtes toute ouïe, tellement ouïe que vous écarquillez les yeux comme une demeurée pour mieux l'entendre)
Enfetnepemecart.
...(Inouï, vous êtes en train de traduire une langue que vous n'avez pourtant jamais apprise)...Vouuuus avez oublié votre carte? Oui, c'est ça? elle va répondre, l'anémone de mer, oui ou merde
i.
Votre nom?
Jro.
Comment?
Jiro.
G-I-R-A-U-L-T?
Oui.
Okaaay -Bip- voilà, c'est fait! Au-revoir.
Rvoir.
Sans rire, vous êtes crevée. Il vous a tuée, le mollusque. Tout ça pour un Naruto, tss. Lis-donc Step Up Love Story, au moins ça te servira pour plus tard, mais si, tu sais bien, quand tu auras des poils.

Allez, je charrie mais je les aime bien, mes p'tites limaces.
















...






21 novembre 2008

Ils sont revenus

9 octobre 2007

Après deux mois de vacances, ils ont repris leurs habitudes, dont celle de balader leur haleine fétide à travers toute la médiathèque. Leur spécialité : la laisser croupir des heures durant aux endroits stratégiques, c'est-à-dire là où il y a des tables et des chaises, c'est-à-dire partout. La seule vue de ces meubles basiques provoque chez eux une violente poussée d'hormones, enfin j'imagine, sinon ils ne se battraient pas comme ça pour s'assurer une place.

Je vais devoir supporter la vue de dizaines de ballerines, mon dieu donnez moi la force...ça et les mèches des garçons. Cet attribut provoque systématiquement chez moi une franche hilarité. Soyons claire : j'aime beaucoup les hommes aux cheveux longs, QU'ON M'APPORTE UN HOMME AUX CHEVEUX LONGS ! ...si en plus c'est grand, maigre et bouclé, ouhla retenez-moi je m'emballe.

BREF rien à voir cependant, strictement rien, avec les jeunes dont je vous parle, qui sortent quasiment du giron de leur mère. Quant à la fameuse mèche, ça leur donne un air, comment dire, plus bovin que félin. Vous les regardez avec perplexité en vous disant que le pire est néanmoins à venir : ils sont en âge de procréer et mettront un jour cette menace à exécution - je m'interroge, comment peut-on parler de survie de l'espèce? J'ai bien peur que cette dernière ne court à sa perte - en tout cas, une chose est sûre, ce n'est pas avec vous qu'ils se lanceront dans cette aventure exaltante et périlleuse. Ha ha, aucune crainte d'être accusée de détournement de mineur. Vous ne songeriez même pas à les draguer, pas comme d'autres...

Mais de toute façon, vous le savez, la drague au boulot, c'est vade retro. Vous appliquez cette règle à-la-lettre, même si parfois vous vous sentez très désobéissante. Tenez, pas plus tard que ce matin, vous vous êtes prise de passion pour cet étudiant polonais, sublime blond aux yeux bleus, qui venait s'inscrire. Inutile de préciser que vous avez rougi plus que de raison et que vous n'avez AUCUNE DIFFICULTE à vous souvenir de son nomprénomdatedenaissanceadresseprofession...mais attention! Vous ne l'avez pas dragué! Lui par contre...il ne s'en est pas privé, le coquin. Ne niez pas, pauvre dinde, vous avez gloussé plus d'une fois en remplissant sa fiche d'abonné. En voilà un qui déroge un peu à votre Sainte Trinité (Grand-Maigre-Bouclé), mais alors,ce sourire...mmm, vous fondez. VOUS-VOUS-CON-SU-MEZ. Bref, en bonne pêcheresse que vous êtes, vous vous dites qu'il est bien dommage que vous ne soyiez pas nus sous des draps en ce moment même. D'ailleurs à force d'y penser vous avez du mal à vous concentrer sur votre travail. Tss tss...

Heureusement pour vous, vous avez la chance de croiser régulièrement, au cours de votre journée, quelques individus typiquement "tue-l'amour" qui vous rappellent que vous n'êtes pas là QUE pour fantasmer, et qui possèdent ce pouvoir divin (ou serait-ce simplement un physique ingrat) de refroidir vos ardeurs illico presto. Vous les trouvez repoussants? Remerciez-les, malheureuse, car sans eux vous rejoueriez Sally dans la scène du restaurant...

Bon. Initialement, ce billet devait parler des jeunes qui peuplent ma vie professionnelle depuis la rentrée scolaire. Une fois de plus, me voilà victime de mon penchant "digressionesque" : rien de bien étonnant jusque là. Par contre, avoir été inspirée par une mèche d'ado, alors là...

18 novembre 2008

Have yourself a merry little Christmas

Puisqu'on trouve déjà des montagnes de chocolats dans les grandes surfaces, que les décos de Noël ont envahi les rayonnages des grands magasins, puisque les municipalités ont déjà entrepris d'accrocher les guirlandes lumineuses dans les villes, puisque bientôt on y entendra les sempiternelles guimauves de noël, vomies par les hauts-parleurs aux quatre coins des rues, puisqu'on nous sort tout ce cinéma alors qu'on n'est même pas en décembre, eh bien moi aussi je veux participer à cette grande mascarade et je décide de balancer mon post de Noël maintenant.




...




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